3 nanas à voir au Fnac Live

mardi 20 juin 2017


Pour le plus grand plaisir des parisiens et des touristes dans la capitale à cet époque, le Fnac Live est bien de retour cet été encore. Un peu plus tôt au mois de juillet ainsi que 3 soirs au lieu de 4 mais la programmation est encore une fois à la hauteur de nos attentes, qu’on ne rechignera pas.

Au programme de ces concerts gratuits place de l’hôtel de ville, on retrouve le poète Benjamin Biolay, les amoureux The Pirouettes, le chill wave de Mome, la french pop de Paradis, la beauté de Camille, l’électro de Cassius, la découverte du début d’année Aliocha ou encore le tombeur de ces dames, Julien Doré. Ouai, je sais, ça claque !

Mais surtout, y a 3 nanas qu’il ne faudrait louper sous aucun prétexte. Trois découvertes musicales qui font un bien fou pour vos oreilles et qui sont le reflet de cette scène française féminine qui ne cesse de nous surprendre.

FISHBACH


Une nana qui chante en français ça nous inspire les Françoise Hardy, Véronique Sanson et Brigitte Bardot d’une autre époque et la Christine & the Queens qui nous a redonné goût aux chansons françaises il y a quelques années. Aujourd’hui, il y a Fishbach et son ton un peu rock, un peu disco qui nous rappelle dans ses compositions les influences des titres des années 80 qui nous font danser en soirée. Elle a sorti son album « A ta merci » en début d’année et à confirmer son statut de révélation musicale. Un ton un peu vintage, qui nous fait toujours taper du pied et bouger les épaules. La recette de Fishbach c’est un ton un peu rock aux allures faussement pop de temps à autre, une voix rauque qui pousse des soupirs aux allures de murmures, des textes plein d’émotions qui vous rendent mélancoliques sans jamais fausser l’espoir et qui pourraient sortir de nos vieux journaux intimes où on confiait nos joies et peines. Fishbach conquiert par des paroles poétiques posées sur des compositions entêtantes et on ne demande qu’à découvrir ce spectacle en live.

JULIETTE ARMANET




Chanter en anglais, c’est peut-être devenu has been finalement. La variété française reprend ses droits et ses auteurs-compositeurs-interprètes manies les mots avec grâce et poésie, un peu comme Juliette Armanet. Elle a sorti son album « Petite Amie » au début du printemps et que celui qui ne l’écoute pas en boucle lève la main. Il y a là une sincérité qui nous rappelle l’heure de gloires de beaux textes et français sans pour autant tomber dans la nostalgie des années 80. Elle essaye de porter son discours de manière plus contemporaine avec des piano-voix un peu plus pop, des tons un peu disco et rétro. Elle apporte une fraîcheur toujours teintée de romantisme et de tendresse. Elle joue sur les identités, sur les différents amours. A 33 ans, son éclosion tardive lui apporte la maturité singulière de faire de la musique décomplexée et sincère.
CLARA LUCIANI


Lauréate du concours Inrocks Labs, les amateurs de rap l’ont découvert en duo avec Nekfeu sur son opus sorti le 1er décembre dernier : Cyborg. Jusqu’à la sortie de son premier ep « Monstre d’amour » fin Avril, elle chantait rarement seule. Il a fallu une rupture, un bon chagrin d’amour pour qu’elle ait envie de raconter son histoire, ses maux à travers des mots. Il y a une sensibilité très personnelle dans ses titres, quelque chose qui rappelle cette variété française sans trop en être. Elle ne veut pas tomber dans un cliché mais s’inspire de La Femme avec qui elle a collaboré précédemment pour créer des titres justes, entre balade et rythme sec, sans superflu. Ses titres semblent parfois minimalistes, comme si il manquait un grain de folie, une note pop, mais c’est cette triste poésie sans paillette qui nous fait apprécier l’histoire se déroulant dans nos oreilles.


Au fait, avez-vous prévu des festoches pour cet été ?

Prenez soin de vous 

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