Un travail que j'aime

lundi 27 mars 2017


Je me souviens, quand je cherchais ma voie professionnelle, on m’a souvent répété « trouve un travail que tu aimes ». L’idée c’était de trouver un travail après lequel je ne râle pas en me levant le matin, où j’arrive en souriant mais surtout où je puisse m’épanouir sans devenir une personne supplémentaire qui fait la tête dans le métro à 8h. Le conseil c’était de faire quelque chose que j’aime.

Quand on choisit son orientation on a 17 ans et on ne connaît rien au monde du travail. On a fait un stage en troisième qu’on a souvent trouvé par papa et maman et qui est sûrement loin de notre futur professionnel. On nous dit de nous renseigner sur internet. On nous encourage à aller au salon de l’étudiant et 5 ans plus tard, je ne sais toujours pas la différence entre un IUT et un DUT, un bac pro et un BTS… Bref, on nous dit de trouver des études à faire, de nous former sans nous instruire des possibilités qui s’offrent à nous. C’est à peine si on nous explique la mécanique d’APB alors nous présenter toutes les voies possibles, il ne faut même pas y penser.

En terminale, j’aimais deux choses : le sport et la musique. Naïvement je me suis dit qu’en travaillant dans l’un de ces domaines, j’aurai tout gagné car je ferai de ma passion mon métier et qui dit métier-passion dit forcément beaucoup de love. J’ai privilégié le sport à la musique car même si EMIC a ouvert aujourd’hui, y a 5 ans je ne trouvais pas de formation dans le management musical. J’ai donc intégré une jeune école se revendiquant être une école de commerce du sport et j’ai mis le premier pied dans la machine. Vous me direz, j’aurai pu faire une école de commerce basique ou bien une école de communication générale que cela m’aurait emmené au même statut qu’aujourd’hui, c’est vrai mais il y a 5 ans, je savais dans quoi je voulais travailler pas ce que je voulais faire plus tard.

A 17 ans, on sait ce qu’on aime mais on ne sait pas à quoi correspond un métier. On sait qu’on aime les voitures. On sait qu’on aime la mode. On sait qu’on aime aider les autres. On ne sait pas quel est le travail quotidien d’un chargé de communication. On ne sait pas quelles sont les tâches d’un responsable de concession automobile. On ne sait pas comment un avocat occupe ses journées. Parce que je ne savais pas ce que je voulais faire, j’ai choisi le domaine dans lequel je voulais travailler. Je ne sais pas si c’est la meilleure technique pour faire un métier qu’on aime mais je pense que ce n’est pas la plus stupide.

On ne sait pas quel est notre destin, on ne sait pas pour quel métier on est fait mais on sait ce qui nous fait sourire, ce qui nous passionne, ce qui nous fait frissonner. C’est un danger aussi d’en faire son métier et d’en devenir dégoûté. Un métier-passion c’est le risque de découvrir l’envers du décor, des choses un peu immorales, des aspects plus business d’un sujet que vous regardiez avec beaucoup d’innocence. Avant c’était ce que faisaient les autres qui vous faisait rêver maintenant c’est vous qui devez faire rêver. 

Je ne sais pas si j’ai choisi le bon métier et d’ailleurs, aujourd’hui je fais un métier pour lequel je n’ai jamais étudié. J’ai fait du commerce. J’ai fait du marketing digital. Aujourd’hui je suis attachée de presse. Je n’ai pas fait l’EFAP, je n’avais jamais vu de méthodologie de communiqué de presse, parce que un métier ça s’apprend aussi sur le vif. A défaut de choisir le métier, j’ai choisi le domaine dans lequel je souhaitais m’épanouir et maintenant, je laisse ma carrière me surprendre par les opportunités qui me sont offertes. 

Ne choisissez pas un métier, choisissez un univers qui vous fait vibrer. Quand on aime l’univers dans lequel on évolue, oui certaines tâches ne sont pas sexy mais je vous assure que vous les faites plus facilement que si vous travaillez dans un domaine sans affinités. 

Mon conseil à moi ce n’est pas de trouver un travail que tu aimes mais de trouver un univers que tu aimes assez pour penser un jour y travailler. Et si c’est aider les autres en leur trouvant la paire de chaussures qui ne leur fera pas mal aux pieds quand ils courent, c’est génial car jamais tu ne te lasseras d’aider les autres.



10 commentaires:

  1. Merci pour ton article Romy, ca fait plaisir de lire ca, surtout qu'en tu est toujours très incertain.e

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    1. J'espère que cela t'auras éclairé dans tes choix :)

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  2. Merci pour cet article qui me redonne confiance en mon avenir. J'ai 23 ans et je fais un travail que je n'aime pas, du coup je pense beaucoup à ma reconversion. Et cet article m'a redonné la motivation dont j'avais besoin, merci beaucoup ♥

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    1. Je suis certaine que tu trouveras ta voie et que en faisant quelque chose que tu aimes, tu trouveras la joie dans ton travail. Bon courage à toi <3

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  3. En voila un article inspirant ! Je reviens surtout cela : "Ne choisissez pas un métier, choisissez un univers qui vous fait vibrer. "

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  4. Je suis tout à fait d'accord avec toi!
    Et même à n'importe quel âge nous pouvons changer mais ça ne fait rien.
    Il faut juste pouvoir se sentir bien, c'est le principal :)

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    1. Oui exactement ! C'est d'ailleurs le deuxième conseil qu'on m'a donné un jour : de penser à sa reconversion. J'ai de la chance d'avoir trouvé quelque chose qui me plaît mais je garde en tête qu'un jour, cela serait peut-être terminé et que je devrai trouver autre chose dans un autre secteur !

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  5. Je te suis presque depuis tes débuts, j'ai donc pu au fur et à mesure du temps lire et découvrir le métier vers lequel tu te destinais, et je me suis toujours dit une chose : "cette fille est tellement chanceuse, elle a trouvé sa voie." Et en plus de ça, tu n'as jamais changé d'orientation, tu as toujours été passionnée et tu as trouvé un travail directement après ton diplôme. J'envie les personnes comme toi. Car personnellement, depuis la première fois où on m'a posée la question, je n'ai toujours aucune idée de quoi faire "plus tard" J'ai beau être en master (droit international), je doute tout de même en permanence de mon choix ; je me dis de plus en plus que j'aurais dû faire de la communication, des relations internationales ou du journalisme. Je n'ai jamais voulu être avocate ou juge. Tu dis qu'il faut choisir un univers qui nous fait vibrer, pas un métier. Et à l'heure des candidatures pour les M2, je ne peux qu'assimiler cette phrase à ma situation : mon coeur vibre pour les droits de l'homme ou le droit humanitaire, et ma raison me dit qu'en droit des affaires je trouverai de façon certaine un métier après. Bref, merci Romy, tu es géniale x

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  6. Tellement d'accord avec toi.
    A 17 ans je ne savais pas ce que je voulais, par contre je savais ce que je ne voulais pas... du coup je testais pour valider ou non lol.
    J'ai ensuite trouvé un domaine qui me plaisait, et j'ai cherché quelles taches, quelles activités, quels métiers pouvaient m'intéresser :)

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