Paris à tout prix

mardi 7 mars 2017


Quand je suis rentrée de Londres en février 2016, j’avais appréhendé le retour chez ma maman. Après 6 mois d’indépendance à sortir quand tu veux, faire ce que tu veux, rendre de compte à personne, je savais que mon retour signifiait reprendre les règles de maman. Avec du recul, j’ai réalisé que ce n’était pas si contraignant. Il y a les tâches ménagères qu’il faut faire quand maman le demande, il faut éviter de lui mettre un plan en lui annonçant qu’on sort deux heures avant la sortie en question mais globalement, vivre chez maman ce n’est pas l’enfer.

Les mois ont passé, il n’était pas question de chercher un logement sans avoir un travail.
Il est vrai que je voulais partir, avoir mon indépendance mais pas parce que ça se passait mal à la maison, juste parce que j’aspirais à goûter pleinement à la vie parisienne (spoiler : je n’ai pas déménagé à Paris).
Après mon stage, j’ai trouvé un travail pour 6 mois déjà. J’ai commencé à parler de déménagement pour que mes proches s’habituent à l’idée que d’ici quelques mois j’allais partir et essayé de voler de mes propres ailes.

Doucement j’ai commencé à regarder les propositions de l’immobilier parisien. Qu’est ce que je pouvais avoir avec le prix que je voulais mettre ? Dans quel quartier ? J’ai vite compris qu’il fallait que je me familiarise à ce langage qui tantôt parle de chauffage collectif ou individuel. J’ai fait mes estimations. J’ai regardé comment un 20m2 pouvait être bien aménagé quelque part, semblait être un 13m2 ailleurs. Après ma première recherche, je me sentais fatiguée, abattue et déménager avait des airs d’expédition. J’ai crée des recherches sur pap.fr et j’ai commencé à répondre à des annonces.

Pour être honnête, je n’ai pas été la nana la plus proactive dans ses recherches. Etant donné que je n’avais pas d’urgence, de date butoir à laquelle il fallait que je ne sois plus chez moi, j’ai pris mon temps sans m’affoler. Certains de mes amis ont mis 1 semaine à trouver, j’ai « commencé » mes recherches en octobre pour finalement signé mon bail mi-février.
Dans ce lapse de temps, j’ai vu des appartements cools, j’ai répondu à des annonces, j’ai loupé le coche de beaucoup d’appartements sympathiques. A tous ceux qui pensent que c’est facile de trouver un appartement à Paris, c’est faux. Il faudrait pratiquement poser une semaine de congés pour pouvoir faire les visites (ce qu’on fait mes potes). Quand une annonce est mise en ligne à 10h et que vous appelez à 16h, il y a déjà eu trois visites à 12h30 et deux dossiers de déposés. Comme dirait l’autre « y a pas le time ».

Avant mon appartement actuel, je n’avais visité que deux autres logements (quand je vous dis que le niveau d'activité était de -10). La vérité c’est que bien au delà de ma bonne volonté, j’ai eu un début décembre très chargé au travail sans vous parler du mois de janvier où vous quittez le bureau à 20h30 et que la visite à laquelle vous pensiez aller vous est passée sous le nez. Puisqu’on dit « jamais deux sans trois », la troisième fut la bonne. Là encore, c’était mal engagé et je ne pouvais pas venir à la visite prévue mais mes proprios ont accepté de me faire visiter un soir la semaine d’après. Cela devait sûrement déjà sembler comme un signe !

Je n’avais pas prévu de prendre cet appartement, de lui dire « oui ». Non sérieux, l’engagement et moi c’est compliqué, sûrement là encore une des raisons qui fait que j’ai pris mon temps. Il était un peu plus cher que mon budget mais à 20 minutes en bus de mon travail, complètement refait et surtout, le luxe : 2 pièces. Cela semble anodin mais, grâce au conseil de super Maman, j’ai compris qu’en vivant dans un grand studio, même de 30m2, j’allais avoir du mal à ne pas me sentir étouffé chez moi si je vivais tout le temps dans la même pièce. Certes il y a l’aménagement de l’espace mais tout de même, j’aime l’idée d’avoir une chambre et aussi un lieu où je peux recevoir du monde. Que les deux ne soient pas mélangés.
Mes proprios m’ont dit « oui » avant que je leur dise « oui », là aussi retrouvez ma peur de l’engagement et « oh mon dieu mais dans quoi je m’embarque » et le dimanche d’après, j’avais les clés. On était le 12 février 2017 et j’étais devenue « la fille derrière la porte rouge » (pitié si vous ne comprenez pas la référence, révisez vos classiques) ! J’ai commencé à paniquer en me disant que je venais de plonger dans un gouffre financier et que mes vacances au Mexique devenaient compromises... Heureusement j’ai quand même signé un nouveau contrat de travail de 1 an.


Et voilà, je viens d’écrire le premier article depuis mon nouveau canapé alors que j’attendais la livraison de mon frigo prévue entre 7h et 10h (on reviendra sur le sujet des livraisons de cartons). Maintenant j’attends que l’heure passe un peu (il est 8h22) pour pouvoir passer l’aspirateur et monter mes meubles (aka faire du bruit) en espérant que mes voisins ne viennent pas toquer à ma porte pour dire que je les dérange (bah oui on est samedi et normalement c’est la grasse matinée).

Avez-vous déjà emménagé / déménagé ?
Des petites histoires à ce sujet ? 


2 commentaires:

  1. Je pars pour 1 à NY, et quand je reviendrais je serais dans la même situation que toi ... (mais pas sur Paris ^^) C'est déjà ça, je n'aimerais pas habiter dans un petit appartement, je serais vite clostro je crois lol

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  2. Trop chouette cet article ! J'ai vécu dans tellement de ville différentes que je ne stresse même plus pour tout ce qui est engagement et déménagement haha
    Normalement on devrait déménager une dernière fois cette année pour être enfin CHEZ NOUS :D

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