Arrêt sur image

vendredi 31 mars 2017


Cela fait un moment que je n’ai pas écrit pour écrire.
Ecrit comme si je ne parlais à personne, comme les mots qu’on gratte sur les carnets de nos journaux intimes. Ces mots pour nous et pour personne. Ici ces mots sont un peu pour vous malgré tout mais il n’y aura pas de conseils à la fin de cet article, juste un arrêt sur image sur ce 31 mars 2017. Pour le souvenir dans 10 ans ou juste pour internet.



C’est le dernier jour de mars et j’ai l’impression qu’en débutant avril demain, j’entame un nouveau chapitre du livre. Un chapitre qui commence par une rencontre du PSG ne semble pas être le meilleur chapitre de ma vie mais qui sait ce que la suite nous réserve...

J’avais signé mon CDD jusqu’au 31 mars. J’aurai dû m’effacer des radars et rendre mon badge mais j’ai signé pour un an de plus. Tiens un autre 31 mars au programme mais en 2018. La date du jour veut dire que ça fait déjà 6 mois que je travaille et je ne regrette pas une seconde de ne pas avoir fait de master 2. Je suis jeune, plus jeune que certains apprentis que je côtois mais ce que j’apprends tous les jours au bureau ou sur le terrain vaut tous les masters du monde. Je le dis et le redirai encore, il n’y a rien de plus enrichissant que de se frotter à la réalité du métier. Le travail a ses hauts et ses bas mais le travail me plaît et le travail, faut s’y accrocher.
Je me prends souvent à rêver de la carrière idéale, d’où je supplierai pour travailler. Il y a beaucoup d’entreprises, de missions et d’événements qui me font de l’œil. J’espère pouvoir cocher la case coupe du monde 2019 et voir où le vent me portera.

Cette fin du mois a malheureusement été marqué par le départ d’un proche. A la différence de mon grand-père qui nous a quitté soudainement, on était préparé. On savait que ça arriverait. Je la préfère là-haut en paix qu’avec nous à ne plus se souvenir. Je ne suis pas triste, je suis soulagée. Depuis, je me suis posée pas mal de questions, trop de questions. Elles ressemblent à celles de la dernière fois qui m’avait plongé dans les crises d’angoisse. On remonte ici à 2010 et je me demande si j’ai grandi sur ce point, si j’ai grandi sur mes peurs. 7 ans déjà et encore le 28 du mois. J’ai toujours peur de la mort, j’ai toujours peur de l’après. Il y a les médicaments qui ont atténué les crises mais dans l’esprit, c’est toujours là. Je me suis lancée un défi, c’est peut-être pour ça que je vois en ce mois d’avril un nouveau chapitre. Le défi de ne pas me faire avoir par moi-même, de ne pas me laisser tomber dans la dépression parce que je recommence à avoir peur de vivre et que tout s’arrête demain. Je ne sais pas si j’ai plus peur pour moi que pour les autres. Je ne sais pas parce que c’est trop angoissant et qu’y penser augmente mon rythme cardiaque.
Que j’ai peur, ce n’est pas le plus important dans cette histoire quoi que... J’ai la chance d’être entouré par des personnes qui se sont toujours montrées compréhensives sur le sujet et qui m’aident à affronter les chutes. Revivre ce moment m’a également fait me questionner sur comment on se comporte face au deuil, qu’est ce qu’on doit dire à la personne, comment on fait pour appeler sans pleurer, c’est quoi la règle pour présenter ses condoléances et tout ce genre de protocole. Qu’est ce qu’on dit et qu’est ce qu’on ne dit pas.

Si je continue de regarder la photographie de ce 31 mars, tous mes meubles ont enfin été livré depuis… hier. Je vis chez moi, j’ai un chez moi. Je trouve mon rythme de vie petit à petit en essayant de combiner plaisirs et obligations. J’apprends avec cet appartement à devenir réellement une adulte en trouvant le juste milieu du « je fais ce que je veux parce que je suis grande » et le « je dois faire le ménage, les courses et payer les factures parce que je suis grande ». Ce n’est pas simple l’organisation. Tout n’a pas encore trouvé sa place et des cartons trainent dans le coin en attendant d’être jeté mais avec un petit coup de pied aux fesses, ça ne devrait pas tarder à avoir l’air rangé. Je réfléchis encore à si je place un meuble de bar ou si je me fais un bureau, un petit bureau où écrire et travailler. Ou peut être les deux tiens.
Maintenant que tout est enfin chez moi, que je n’ai plus à courir partout chaque week-end et que le mois de rush au travail se termine, je me dis que je vais pouvoir prendre plus de temps pour moi, pour lire, pour aller au musée et notamment au Louvre, pour les terrasses du printemps ou tout simplement pour marcher dans Paris et me perdre au gré de mon envie. Pour faire ce que moi j’ai envie, pour mener la vie que moi j’ai envie. J’arrive peut-être à la plaque tournante où je sais ce que je veux et où je me sens prête à l’affirmer même si ça ne plaît pas à autrui. On dit souvent qu’il ne faut pas fâcher les autres, qu’il faut mettre de l’eau dans son vin mais d’abord, il faut être heureux soi. On ne peut pas rendre les gens heureux si on n’est pas heureux nous-même. Et je ne veux plus être contrainte, je veux faire tout ce que je fais en disant oui, en ayant ce même sourire qu’on les enfants quand on les emmène à disneyland. Je veux que ma vie soit comme aller à disneyland tous les jours.

La personne qui m’a quitté récemment était têtue, du genre à n’en faire qu’à sa tête. C’était un personnage haut en couleur, pas toujours facile à suivre mais fidèle à sa volonté de faire les choses comme elle l’entend. Elle était passionnée et très cultivée. C’était une dame avec beaucoup de charisme. Le charisme des professeurs d’avant, tiré à quatre épingles. Elle rouspétait beaucoup et elle voyageait beaucoup. Pour démarrer ce nouveau chapitre d’avril, je veux m’inspirer de sa spontanéité pour moi aussi tracer un chemin aussi riche que le sien.

Le blog a dépassé les 15 000 visites ce mois-ci, c'est un record. Je ne vous remercierai jamais assez de lire, relire, passer une fois de temps en temps ou tous les jours. C'est vraiment trop mignon. Et si vous avez des idées d'article que vous voudriez voir, n'hésitez pas. Si vous avez juste un petit mot, n'hésitez pas.
Beau mois d’avril à tous
Prenez soin de vous,
Romy







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