Les rétrospectives c'est has been

samedi 24 décembre 2016


Je n’aime pas les articles rétrospectifs parce que j’ai l’impression que cette liste de toutes les meilleures choses qui nous sont arrivées peut être interprétée comme de la vantardise en mode « regarde tout ce que j’ai eu ».
2016 a été carrément dingue pour moi. On m’aurait dit ça y a 6 ans, je ne l’aurai pas cru une seconde. La vérité c’est que la liste de tous les bonheurs que j’ai eu cette année est magnifique, je n’en espérais pas la moitié mais je ne veux pas retenir l’aspect matériel, je veux retenir le « moi », comment cela m’a affecté, comment j’ai grandi à travers ces joies.

Il y a 6 ans, je perdais mon grand-père et je sais que je répète souvent cet épisode de ma vie mais c’est parce qu’il m’a réellement chamboulé plus que je ne le pensais. Il y a 6 ans, je me projetais déjà en 2016 car le jour où papy est parti est aussi le jour où on a appris que l’Euro de football se déroulerait en France. Ce jour fut l’illustration de un pas en avant, trois en arrière. Je me projetais dans cet événement formidable en même temps que je ressassais tous les incroyables moments vécus avec papy. Il y a 6 ans, je faisais une petite dépression, mes crises d’angoisses commençaient, les migraines s’accentuaient et j’étais loin d’imaginer que je serai aussi chanceuse aujourd’hui.

On dit souvent que le bonheur est éphémère, qu’il faut profiter de chaque instant. Après cette année fantastique, je me doute que je n’aurai pas pour toujours une vie aussi limpide et festive mais je veux capitaliser sur la joie que j’ai eue pour me battre demain. Tous ces bonheurs, tous ces compliments, j’ai compris qu’il fallait que je m’en serve de force, que c’était ce qui me construisait. C’est comme en entreprise, ce qu’on a acquis une année devient notre capital pour l’année suivante, là c’est mon capital moral. Parfois, sur le moment, j’ai du mal à apprécier ces joies à leur juste valeur mais je sais que plus tard, c’est ce qui me fera relativiser ou prendre telle ou telle décision.

Il y a 6 ans, je n’aurai jamais imaginé cette vie comme je ne l’aurai pas imaginé non plus le 1er janvier dernier. Il me restait encore 6 semaines à vivre à Londres, mes examens à passer, commencer mon mémoire, entamer un stage où trônait un gros point d’interrogation sur ma tête, revenir à la maison… Bref, ce n’était pas l’embuscade mais ce n’était pas aussi simple qu’aujourd’hui. Retenir toutes les belles choses qui me sont arrivées, je dis oui mais surtout je veux retenir comment ça m’a affecté, comment je me suis sentie, comment j’ai grandi. J’ai commencé 2016 étant une étudiante en M1 clamant qu’elle ne ferait pas de M2 mais sans savoir si elle ne serait pas au chômage à l’heure du réveillon pour terminer finalement diplômée mention bien et attachée de presse chez la seconde loterie européenne.

Les joies, les rencontres, les concerts, les voyages, c’est beau, c’est ce qui crée des souvenirs mais ce qu’il faut retenir c’est aussi le chemin que nous avons parcouru depuis qu’on s’est souhaité tous nos vœux de bonheur et de réussite pour l’année 2016. Où était-on et où sommes-nous aujourd’hui ? Les projets qu’on a déjà planifié pour 2017. Comment on a fait pour remonter la pente quand on n’avait pas le moral ? Qu’est-ce qu’on a appris sur nous cette année ? Qu’est ce qui a changé ?

Alors je ne ferai pas de liste, je ne pousserai pas la vantardise plus loin que mon compte Instagram rempli de mes jolis moments mais si je devais retenir une chose qui illustre assez bien mon année, c’est qu’après 5 mois à écumer médecins et examens, je finis l’année sans migraine. J’ai enfin trouvé un médicament qui marche, j’ai rencontré un pneumologue fantastique et je ne me suis jamais sentie moins anxieuse qu’à l’heure actuelle. La fin des migraines, pour l’heure en tout cas, c’est une métaphore sur la fin des problèmes. Je vais bien, la vie va bien, ma vie va bien et je vous souhaite d’aller tout aussi bien.

Promis, après quelques semaines où je vous ai délaissé de mes histoires savoureuses (il faut bien se faire des compliments parfois), je reviens vite vous conter mes aventures de « j’essaye de devenir adulte mais je n’ai pas tout compris au manuel » et débattre sur les voix de nos Jules et Juliettes français.

A tous, je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année. Faites attention à votre foie. Profitez de vos proches. Soyez bien gâté et surtout, reconnaissant. Rechargez les batteries. Imprimez tous ces sourires dans votre mémoire. Prenez le grand air si possible. Regardez Love Actually avec un bon verre de fin et des truffes au chocolat #guiltypleasure. N’oubliez pas de finir votre calendrier de l’Avent. Faites une raclette.

D’ailleurs, quel souvenir retiendras-tu de 2016 ?
Une rencontre ? Un concert ? Un voyage ? Vas-y, vantes toi :)

Beaucoup d’amour  Prend soin de toi.
Romy

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