Mon mini Cesar à moi

jeudi 1 décembre 2016


Jeudi soir, j’étais au cirque d’Hiver pour la cérémonie de remise des prix Communication et Entreprises. C’était la seconde fois que je me rendais dans ce lieu majestueux. Quand on pense au cirque on pense au chapiteau et pourtant dans ce lieu qui ne se démonte pas au fil des saisons, on ressent l’esprit du cirque. Les dorures, les sièges, les miroirs, ce rouge sang et ces moquettes. C’est vraiment flamboyant. 

Voilà plusieurs semaines que nous avons été informés que ce prix serait remis à notre projet et je vois cela comme la récompense de longues heures de travail, la réponse à toutes ces fois où je me suis demandée « pourquoi on se casse la tête ». C’est comme si c’etait mon petit Cesar à moi. Désolée si ça fait un peu je me la raconte mais ça me paraît tellement énorme que des professionnels de mon monde choississent ce projet. 

Il y a un an, je passais mon entretien de stage pour rentrer dans l’entreprise du trèfle. Je voulais vraiment faire mon stage chez un annonceur et en réalité, sur le papier, l’offre n’etait pas la plus excitante. C’etait bien mais quand on prononce les mots « rapport annuel, rapport d’activité, rapport RSE...», on n’imagine pas trop ce qui nous entend. L’avantage de la mission qui m’a été confiée c’est que j’allais faire de l’édition pour une finalité digitale. 
Cela a été un travail monstrueux, de petite fourmi entre la vérification des données à mettre en avant, faire vérifier les scripts de nos capsules et motion par les métiers, la création de ces capsules, les tournages, le choix du graphisme des motions et la tête de nos petits personnages, le choix des voix de nos personnages puis leur enregistrement, la recette d’un site internet sur tous les devices possibles. Un nombre incalculable de retour agence, des matins tôt, des soirs tard, des relectures à n’en plus finir. Parfois on souffle et on se dit qu’on s’est lancé dans un plan faramineux et que ça ne sortira jamais à temps. On a une tonne de dossiers qui s’empilent sur d’autres sujets au coin du bureau mais on veut être fier, on veut le partager à tout le monde. Trois mois après le début de mon stage, le site de notre rapport d’activité voyait le jour et j’ai partagé le lien sur tous mes médias sociaux en mode « coucou, venez voir ce sur quoi j’ai bossé pendant des jours et des jours et dont je suis trop fière ». 


Tout le long de la conception de ce projet, les gens parlaient de ce Grand Prix. Ils espéraient tous que ce travail soit récompensé, qu’au vu de la masse de travail que ça a demandé cela serait une belle reconnaissance. Pour moi, c’était a mille lieux d’être. J’étais loin de comprendre la signification d’une telle récompense, cela me paraissait suscint. Et pourtant ! Un, on a reçu ce Grand Prix. Deux, ce n’est pas suscint, c’est une belle récompense. C’est voir son travail être reconnu, ses efforts remarqués. C’est plus impactant que cela le semble et c’est même une source de motivation. C’est le travail qui paye. 

Alors voilà, je peux écrire sur mon CV que ce projet a remporté un Grand Prix, j'ai passé une belle soirée et tenu dans mes mains une moitié de prix qui ressemblait à une statuette façon Cesar, j'ai eu un médaille en chocolat et j'ai envie de passer le reste de mon temps à concourir pour des prix où les gens applaudiront mon travail parce qu'il n'y a pas de plus grande fierté que d'être félicité pour ce qu'on accomplit, dans la vie pro comme dans la vie perso.

Pendant des mois, je suis dit « c'est cool, c'est joli mais ça mène à quoi ? » et ça mène à la récompense. La récompense n'est pas toujours un prix, cela peut être compliment, un mail qui félicite, une opportunité de nouveau dossier ou de travail... La moralité de tout ça c'est que même quand on navigue un peu à l'aveugle, il ne faut pas s'arrêter. On finit toujours par voir la lumière au bout du tunnel. 


Et vous, à quel moment avez-vous été fier de ce que vous avez accompli à en avoir envie de le crier depuis le haut de l'Arc de Triomphe ?




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