Le délicat désir de Cléa Vincent

mercredi 2 novembre 2016


Elle a toujours le sourire aux lèvres, se balance de gauche à droite, tape du pied au rythme de la mélodie qu'elle est en train de jouer. Cléa Vincent vit sa musique. Et nous l’a fait vivre.
Face à elle en live ou bien à fond dans nos oreilles au travers de nos écouteurs, on tape du pied, on danse, on virevolte sur ce son vintage, ces synthés des années 70, cet électro d'hier qu'on n'appelait pas vraiment électro. Il y a en Cléa Vincent ce côté rétro, cette mélodie qui quand on l’entend nous fait penser à quelque chose qu’on connaît déjà. On se dit que cet air nous est familier alors qu’on ne le connaît pas vraiment, qu'on la vaguement entendu quelque part et là, Cléa Vincent nous le fait redécouvrir. C’est joyeux, pop, parfois pas besoin de mots comme dans « Session » où les notes suffisent à partager la passion. Parce que même si Cléa Vincent a appelé cet album « Retiens mon désir », je trouve qu’on pourrait aussi parler de passion. La passion des mots et de la musique, la passion de la patience qu’elle a eu pour proposer ce premier album façonné par elle-même et avec l'aide de Raphaël Léger, sans gros major ; la passion de composer pour la scène également car cet album est la recette d’un live qu’on ne veut jamais voir s’arrêter. Et puis la passion du désir, ce désir qu’elle exprime à travers l’amour de « J’my attendais pas », l’amitié, le côté matérialiste de « Achète le moi » comme le côté plus sauvage, plus libre, le désir de (re)proposer ce qu’elle aime avec « Château Perdu », de créer ce qu’elle aime comme au travers de ces clips à l’image de « Electricité ».

Cléa Vincent, c’est un autre visage de cette french pop dans lequel se rencontre Paradis, La Femme, The Pirouettes… Une french pop réinventée, décomplexée, entre l’innocence de leur jeune carrière et la persévérance des grands pour bien faire comprendre qu’aucun mot, qu’aucune tonalité n’a été choisie au hasard. Ils ont tous, chacun, su se créer un univers artistique, un look scénique, une envie de représentation. C’est le genre d’artiste à qui on aimerait dire de ne jamais s’arrêter de créer, de composer et de nous partager ces airs qui nous donnent la joie.






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