Accident en Romymobile

mercredi 23 novembre 2016


Il y a deux semaines de ça, alors que ma routine métro - boulot - dodo était bien installée, Monsieur (ou Madame) le Karma a décidé de venir y ajouter quelques rebondissements. De nos jours, il est en effet trop compliqué de demander une petite semaine de tranquillité sans péripéties contrariantes, transports en retard, microbes qui bouchent votre nez, compte en banque à découvert… Cette semaine s’annonçait reposante jusqu’à ce que la Romymobile soit victime d’un petit accident et ça, dès le lundi. Je dis « petit » parce que je vais bien mais en réalité, il y en a quand même eu pour 2 000 euros de réparation alors je vous laisse choisir l’adjectif de description que vous souhaitez.


Alors bien sûr, je ne rigolais pas vraiment le soir où ça m’est arrivé. Je me disais que c’était foutu pour ma voiture (j’ai une 107, qui a 6 ans et qui ne vaut pas grand chose), qu’on n’allait pas la réparer. J’ai maudit le mec qui m’est rentré dedans et qui surtout, a pris la fuite comme un lâche. J’ai pleuré parce que putain ça faisait chier de se faire défoncer sa voiture comme ça. Je n’ai pas une seule seconde pensé que ça aurait pu être pire, que j’aurai pu être blessé. Non, ma seule attention était focalisée sur ma voiture, sur la casse et si on allait pouvoir faire quelque chose. Je pense que c’était à cause du choc, du contre coup de l’accident mais en effet, comme Maman a dit, le matériel c’est chiant quand c’est cassé mais ça se remplace, pas ma vie.

Maintenant que l’accident est passé, que la Romymobile est presque comme neuve, qu’elle roule sans soucis et que je ne suis plus immobilisée en mode #nosociallife le week-end, j’ai pensé qu’il serait bon de retenir quelques enseignements ou en tout cas, observations, de cette mésaventure. Histoire de relativiser ce mauvais moment en dégageant quelques leçons.

Au volant, le danger ce n’est pas nous mais les autres.
On le dit souvent, l’autre est imprévisible. On peut avoir une conduite parfaite, faire ses contrôles régulièrement, mettre son clignotant à chaque intersection, si le mec de derrière nous ne s’arrête pas ou ne fait pas son contrôle, c’est pour notre pomme. Le danger c’est nous mais c’est surtout ceux qui nous entourent, ceux qu’on ne contrôlent pas alors il faut faire attention oui, mais aussi faire attention aux autres.

La capacité qu’on les flics à écrire des rapports de 2 pages alors que vous leur avez adressé trois mots m’impressionnera toujours.
Je ne sais pas si vous avez déjà porté plainte ou porté une main courante mais je suis toujours impressionnée par la faculté qu’ont les policiers à décrire une situation en leur ayant dit seulement trois mots. Avec la forme qu’ils doivent avoir, les mots qu’il faut placer, ils te construisent un scénario en deux minutes. Bon j’ai été aussi fort étonné que le policier ne vérifie pas mon permis ou vienne vérifier ma voiture mais ça, c’est une autre histoire.

J’ai une assurance très très patiente. Et très réactive.
Thanks Mom, j’ai une assurance du tonnerre. Quand Maman, oui parce que Romane laisse Maman tout faire, a souscrit mon assurance auto elle avait par chance pris une assurance tout risque qui prend tous mes frais en charge sauf la franchise qui est pour bibi. La situation étant, mon assurance a convoqué un expert en 24 heures et surtout, ils ont eu la patience de répondre à chacune de mes questions même les plus bêtes. Oui parce qu’avoir un accident, ça vous dépasse un peu. Vous n’êtes pas préparé, vous ne connaissez pas les démarches à faire et pour une fois (ça change de mon opérateur téléphonique), mon interlocuteur a été d’une patience réconfortante. Pour une fois que j’ai l’impression de payer un vrai service !

Toujours prévoir une case imprévus dans son budget.
Parce que bien sur, je n’avais vraiment pas prévu de dépenser 200 euros en réparation à 6 semaines de noël ! Normalement j’ai une case "imprévus" dans mon budget (oui parce que quand on devient une grande personne, on essaye de faire des prévisions budgétaires pour ne pas finir dans le rouge)(mais ça ne marche pas tous les mois) mais ce mois-ci, elle ne comble pas du tout cet imprévu. Je pensais qu’une petite centaine d’euros suffirait et ce n’est pas le cas. Moralité : il faut avoir des économies en plus du budget imprévu, mais surtout un budget imprévu. 

Quand on a goûté à la liberté de la conduite, c’est pénible de devoir dépendre des autres.
Rien de plus pénible d’être privé de sa liberté de déplacement quand on a l’habitude de faire un peu ce qu’on veut. On se retrouve à dépendre du bus, du train et de ses deux jambes. C’est un peu désagréable de ne plus être libre de ses mouvements, d’être contraint de prendre le train de 22h35 parce que si on n’arrive pas avant telle heure à la gare alors il n’y a plus de bus qui nous amène jusqu’à chez nous. C’est un peu retourner trois ans en arrière et c’est quand même pas très marrant.

J’ai économisé deux semaines d’essence.
Puisqu’il fallait économisé pour la case « imprévus », c’est une façon positive de voir cette immobilisation automobile non ?


Evidemment, plus de peur que de mal avec cet accident et c’est le plus important. On n’aura pas beaucoup rigolé pendant une semaine mais le plus important c’est que la Romymobile arpente à nouveau le bitume parisien. Et sinon, faites quand même attention aux mecs (et dames) qui forcent la priorité sur les rond-points et qui oublient les « cédez de passage ».


Quant à vous, avez-vous déjà vécus quelques péripéties au volant ?


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