Trois nouvelles scènes

mardi 18 octobre 2016



Mercredi, jeudi, vendredi, le mot d’ordre c’était la fête. Comme un 21 juin un peu en avance. Une fête de la musique qui a envahi les rues de Montmartre avec de nombreux messieurs et mesdames, le badge autour du cou, allant de salles en salles découvrir des artistes ou admirer des coups de cœur. Il y en avait pour tous les goûts, tous les airs. Je crois que je n’ai jamais assisté à un concert avec autant d’étrangers autour de moi, le MaMA réunit tout le monde, toute l’Europe. On avait la scène émergente, la scène déjà bien installé et des soirées privées, des anniversaires, des artistes, des groupes. Bref, 3 soirées qui s’annonçaient joyeuses et qui ont tenu leurs promesses.

D’un point de vu conférences, plein de super projets ont été présenté comme la Sony Music Talent Factory afin de rejoindre la direction artistique de Sony. C’est 81 conférences qui ont eu lieu durant ces trois jours notamment au cœur de l’Elysée Montmartre, lieu de rencontres, d’apéro et de networking. Moi qui m’étonnait d’être entouré d’autant anglais, allemands, néerlandais durant les concerts, cela s’explique par les 56 nationalités représentées parmi plus de 5300 professionnels. Tous ces chiffres pour vous dire une chose : le MaMA c’est une valeur sûre, installée dans l’industrie musicale et qui au fil des rencontres, débats et workshop que la convention propose, c’est la scène de demain qui se dessine.

Revenons en à ces concerts, à ses allers et venues entre le Bus Palladium et la Cigale, ce couloir reliant Madame Arthur et le Divan du Monde dans lequel j’ai fait dix aller-retour jeudi soir… J’ai réellement apprécié tous les concerts auxquels je me suis rendue, ceux pour lesquels j’avais des attentes et d’autres aucunes. J’avais fait mon petit planning des artistes que je voulais voir en laissant quelques interludes libres, en fonction d’où me mènerait mes pas et je dois avouer avoir fait de belles découvertes. Laissez-moi vous parler de ces trois concerts qui n’étaient pas prévus et que j’ai adoré.


Avant de me rendre à la soirée du label Un Plan Simple, j’ai été prise par la curiosité de découvrir The Slow Show (ou plutôt il fallait que je rentre dans une salle pour ne pas mourir de froid). Il y avait ce gars là sur scène, avec ses airs de dandy, son pantalon en lin, cette chemise bouffante, cette petite casquette beret sur la tête et surtout ses pieds, nus, comme si on s’apprêtait à se lancer dans une séance de méditation. Je m’attendais à tout sauf tomber dans cet univers doux et poétique, à l’opposé de cet indie anglais rythmé qui aurait collé au nom de ce groupe venant de Manchester. The Slow Show a une proposition surprenante, sensible. La voix de Rob Goodwin, son chanteur, est émouvante et vous donne des frissons. Il transmet ses mots avec délicatesse, générosité et installe une chaleur réconfortante sur un air pop mélancolique, amené par un clavier, une guitare et une batterie qui en impose juste ce qu’il faut.

Découvrez leur nouvel album « Dream Darling »


Juste avant de retrouver LadyLike Lily, je me suis arrêtée au Divan du Monde. Je n’avais aucune idée de ce que j’allais entendre en entrant dans la salle mais je n’en suis pas ressortie avant la dernière note. Sur scène : Mesparrow, qui sortait son album le lendemain. Une femme à la voix cristalline, douce, posée, qui murmure ces fins de phrases. Une artiste que j’ajouterai à cette french pop en vogue, jouant avec les mots de notre langue française sur des mélodies décomplexées, rythmées, pop et lumineuse. Des synthés arrangés comme si il venait d’une autre planète, un air un peu cosmique, rêveur. Elle joue, avec grâce et gestes, elle vit ses chansons entourées de ses musiciens. Je n’attendais rien, je me suis ruée sur l’album le lendemain.

Découvrez son nouvel album « Jungle contemporaine »


Jeudi, en parallèle de la soirée Wartist, Believe fêtait ses 10 ans à La Cigale et j’avais noté de ne pas rater Youssoupha. Je voulais voir, me faire ma propre idée, moi qui essaye de me sensibiliser au rap français. Alors étant en avance, j’ai tendu l’oreille pour découvrir Fyfe. Vous devez sûrement connaître « Solace » mais j’étais vraisemblablement sur une autre planète quand ce titre est sorti. Sur scène comme dans ses versions studios, l’instrumental est roi et il maîtrise les notes et les sentiments avec beaucoup de simplicité. Il a un air désinvolte, un peu mauvais garçon mais son r’n’b groovy nous fait découvrir beaucoup de tendresse. Il est pop, électro pop je dirai même, et propose un moment de bonheur indescriptible. Pas besoin de réfléchir, juste d’apprécier sa voix, ses solos de guitare. C’est maîtrisé par l’artiste pour permettre le lâcher prise de l’audience.

Découvrez son EP « Stronger »

D’ailleurs, avez-vous été faire un tour au MaMA ?


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