Leçons de babysitting

lundi 10 octobre 2016


Avant de reprendre le travail, j’ai passé le mois de septembre à garder Vendredi et Samedi, mes petits cousins. Non, ils ne s’appellent pas vraiment pas comme ça mais cela sera leur surnom dans ce post à venir. Vendredi a eu 6 ans hier, il est entré en CP cette année et a une grande passion pour les Légo et Playmobil. Samedi a 3 ans et demi et vient de faire ses premiers pas à la maternelle.

C’était ma première expérience de babysitting parce que bien que j’ai eu de quoi me faire la main sur un petit frère qui ne manquait pas d’agitation, c’est toujours différent de garder son frère qu’on voit tous les jours et un enfant qu’on voit de temps en temps. Comme toute expérience, cela m’a appris deux – trois trucs et m’a fait développer une réflexion débordante sur « avoir des enfants ». Réflexion qui n’a sûrement pas fini d’évoluer puisque je n’ai que 21 ans et je ne compte pas avoir d’enfants maintenant mais qui a pas mal animé mon esprit et le fait qu’avoir des enfants c’est te faire, notamment, passer au second plan. Moralité : avant les enfants, assurons nous d’avoir assez vécu.

En un mois, il m’aura fallu trois mercredi pour comprendre comment faire la purée Mousseline (oui parce que si vous suivez vraiment l’explication au dos du paquet vous vous retrouverez avec un liquide au goût de pommes de terre et non la purée en photo sur l’emballage) et comprendre comment répondre au « pourquoi ? » sans que la réponse entraîne un autre « pourquoi ? ». Un mois de babysitting plus tard, j’ai appris que…

  • Parfois il ne faut pas hésiter à hausser un peu le ton pour se faire entendre. Au début on n’ose pas, on se demande comment on sera perçu mais l’idée n’est pas de crier mais de montrer qui décide.
  • La technique du « 1, 2, 3 » est imparable pour calmer les enfants. Et s’ils continuent, la punition de rester seul dans la chambre fait elle aussi son effet.
  • Les jeux comme chat, cache-cache ou bien les billes sont des jeux indémodables et on y joue toujours dans les cours de récréation. Par contre, il semblerait que les feuilles Diddle aient disparu de la circulation.
  • Au début, c’est la peur panique dès qu’on les voit courir ou sauter d’une marche et puis en fait, les enfants passent leur temps à sauter, escalader, grimper… Les cascades c’est leur truc et la chute, ils n’en n’ont pas peur. Ils se relèvent dans la minute 3 fois 4.
  • Pour avoir ce qu’il veut, l’enfant usera de sa phrase fétiche « mais avec papa et maman je le fais » alors que bien sur, avec papa et maman il ne le fait pas non plus car c’est dangereux ou interdit. Il aura le mérite d’avoir essayé et vous aurez eu la bonne réponse en disant que ce n’est pas vrai.
  • Peu importe ce que tu dis, l’enfant te demandera toujours « pourquoi ? » et à ça, il faut avoir la réponse. Une réponse qui entraînera un autre « pourquoi ? » parce que les enfants sont curieux de ce qu’ils ne comprennent pas et de ce qu’ils ne connaissent pas. Imaginez-moi le jour où j’ai eu la mauvaise idée de parler de mon rhume de hanche et qu’ils m’ont demandé de leur expliquer ce que c’est alors que je ne sais pas moi-même.
  • La phrase préférée d’un enfant quand on lui fait remarquer s’il s’est tâché est « pas grave, maman elle va le nettoyer ». Vive les machines !
  • Il faut être ferme avec l’enfant dès le début, lui dire qu’il aura que deux dessins animés ou qu’on ne sortira que 30 minutes pour ne pas le prendre par surprise. Au moins, il sait à quoi s’attendre et cela permet de fixer des limites à ne pas dépasser.
  • Garder des enfants c’est retomber dans le monde de Cendrillon, dans un monde où on vous envoie au cachot avec du fromage dans les oreilles, là où les super-héros sont bien vrais… Bref, le monde imaginaire des enfants.

Après cette courte phase d’éducation, lundi c’était l’heure de retourner mettre les pieds sous le bureau et faire un travail de grand. C’est finalement bien plaisant de passer du temps avec des enfants. Ils sont encore spontanés et innocents et nous font penser à autre chose que les aléas du quotidien ou bien ce qu’on voit à la télévision qui n’a que pour finalité de nous déprimer. Ils sautent partout, disent ce qu’ils pensent. Ils sont vivants et nous partagent leur joie de vivre. Leur insouciance nous fait du bien et même si je n’aurai pas la patience pour travailler tous les jours avec des enfants, ils ont le mérite de donner le sourire, même quand ils se mettent du chocolat partout sur le visage et les vêtements.


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