Un an plus tard...

jeudi 1 septembre 2016




Il y a un an, c’était le drame. Vous ne vous souvenez peut-être pas mais si vous voulez avoir une petite idée de l’état dans lequel j’étais, il y a cet article. Cela faisait une journée que j’avais déménagé à Londres et je me demandais quelle mouche m’avait piqué pour avoir eu cette idée. C’était la désillusion totale. J’avais déjà changé de logement, m’étais pris le chou avec mon agence de location. Finalement j’étais tombée dans un appartement avec les colocs les plus crades de la terre entière (et encore à ce moment là j’étais loin de m’imaginer qu’en plus d’être crade ils faisaient l’amour bruyamment (ce qui était encore plus gênant quand en plus de ça ma coloc trompait mon coloc avec le meilleur pote de mon coloc (BEURK))). J’avais qu’une envie c’était de repartir. J’ai pleuré. Je me suis insultée de tous les noms. Je n’ai pas mangé pendant deux jours avant de me faire réconforter par Pauline qui m’a permis de relativiser ma situation. J’ai retrouvé le sourire. Je me suis dit que j’allais pouvoir supporter ça 6 mois et même si j’avais eu une grosse désillusion à l’arrivée, j’allais apprendre beaucoup de choses.

Il y a un an je n’imaginais pas une seule seconde où j’en serai aujourd’hui. J’ai validé mes examens avec la mention bien et attend la note de mon mémoire. J’ai fait un stage qui m’a énormément apporté et où j’ai beaucoup appris. Dans un mois je commence un CDD de 6 mois. J’ai rencontré des gens fabuleux. J’ai vécu des expériences extraordinaires. Cette année n’a pas été facile. Ce déménagement à Londres était loin d’être ce que je m’étais imaginée mais c’est ce qui rend plus fort aussi. Cela m’a aussi appris à ne pas trop espérer de la vie mais plutôt de voir comment les choses se passent. Etre loin de ma famille et de mes amis le 13 novembre a été aussi très difficile, on se sent vulnérable et on a l’impression d’abandonner ceux qu’on aime. Début décembre je revenais pour passer des entretiens et un peu plus tard dans le mois j’avais mon stage. Je suis revenue en France en février et depuis que je travaille dans l’entreprise du trèfle j’ai l’impression d’être la nana la plus chanceuse de la terre. J’ai enchaîné les événements, les matchs de l’Euro dont l’ouverture et la clôture, ai été a de nombreux festivals pour la première fois. On a trouvé ce kyste mais lui et moi on devrait pouvoir cohabiter. Ma grand-mère a toujours la forme et je peux apprécier mes dimanches avec elle.

Il y a un an, j’avais envie de tout plaquer, j’avais l’impression de vivre un échec total et de m’être aventurée dans quelque chose que je ne sentais pas capable de surmonter. J’ai appris tellement de choses grâce à cette expérience, sur moi, sur la vie. J’en retiens 5 que je voulais vous partager et qui, j’espère dans vos moments de doute ou comme moi de désillusion, vous aideront à relativiser :

     Essayez de ne jamais abandonner. Il y a des jours où c’est plus fort que nous mais si vous aviez envie de faire ça, si vous vous en êtes donné les moyens c’est que le jeu vaut sûrement la chandelle. Abandonner n’est un échec mais posez vous les bonnes questions avant d’agir sous l’impulsion.
     Comptez sur vos proches pour surmonter les épreuves. J’ai pleuré de longues minutes au téléphone auprès de ma mère et je sais que ça devait être horrible pour elle mais elle n’a pas raccroché, elle m’a soutenu et essayé de m’aider du mieux qu’elle pouvait. Par chance, j’avais aussi des amis à Londres qui m’ont permis de tenir le coup. N’hésitez pas à les solliciter, ne restez pas seul dans ce genre de moment.
     En cas de mauvaise journée, un paquet de chips, du houmous et un verre de vin rouge ne régleront pas vos soucis mais vous rendront la soirée meilleure. C’est testé et approuvé même si ce n’est pas bon pour le régime.
     SORTEZ. Le meilleur moyen de broyer du noir c’est de se refermer sur soi-même. J’ai passé mes journées à vagabonder dans Londres d’est en ouest, du nord au sud. J’ai probablement fait trois fois le tour de Hyde Park mais c’est le meilleur moyen de se changer les idées. Pas besoin d’avoir une idée de sortie, juste sortez. Prenez l’air, pensez à autre chose.
     Fiez vous de temps en temps à votre première impression. Quand j’ai découvert mon premier logement, j’ai vite compris que c’était un trou à problème. J’avais raison car quelques mois plus tard, les locataires se prenaient une grosse amende pour manquement aux règles de vie. A côté de ça, quand je suis arrivée en cours, je me suis dit qu’il y a certaines personnes c’était pas possible, jamais je ne pourrai m’entendre avec eux et surprise, c’est ceux avec lesquelles je me suis le mieux entendue. Moralité : la première impression c’est souvent la bonne mais laissez vous l’opportunité d’avoir tort.

Un an plus tard, je ne regrette pas de m’être obstinée à croire que j’avais pris la bonne décision. J’ai eu envie de tout plaquer, c’est vrai, mais j’ai compris que toute nouvelle aventure apporte son lot de joies et de questionnement. En partageant cet article l’année dernière, j’avais eu beaucoup de retour de personnes ayant eu le même genre d’expérience. Un départ à l’étranger qui finalement n’était pas du tout comme ils se l’étaient imaginés. Me dire que tout le monde a ce coup de mou m’a permis de relativiser. Si eux n’ont pas abandonné, c’est que moi aussi je peux le faire. Bon et puis il faut avouer que je n’avais pas dépensé autant d’argent pour baisser les bras à la première difficulté, là j’aurai entendu parler du pays ! ;)

Il y a un an je pleurais. Aujourd’hui je souris et c’est ce sourire que je retiens.

Et vous, comment affrontez-vous la désillusion ?
Avez-vous déjà eu envie de tout abandonner ?
En un an, qu'est ce qui vous est arrivé de fort ?


2 commentaires:

  1. Tu peux être fière de toi. En tout cas, moi je n'ai jamais douté de toi. Loveu <3

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