The Divine Feminine x Mac Miller

lundi 19 septembre 2016


Il y a quelques mois de ça, je vivais mon premier concert de rap us en toute intimité au Trianon. Sur scène Mac Miller, le seul et l’unique. Vendredi dernier, il sortait son nouvel album « The Divine Feminine » et comment vous dire que je serai prête à prendre l’avion, là maintenant, pour retourner le voir en concert peu importe où il sera.

On a passé le cap du « sex, drug and alcohol » pour parler d’amour, un amour parfois un peu cru mais aussi très sincère, l’amour vu par les mecs, entre connection, désillusion, flirt et rupture. Cet opus me fait penser à un guide façon « l’amour pour les nuls » mais avec beaucoup plus de classe qu’on pourrait se l’imaginer. Il retrace différentes expériences et j'aime que Mac Miller n'ait pas essayé de parler pour une fille. Tout vient de ses yeux, ses pensées. Il chante plus qu’il ne rappe et dévoile une palette instrumentale plus chill.

Tout débute avec « Congratulations » qui ouvre cet album en nous parlant de cette relation qui a enfin aboutit après que nos deux protagonistes se soient tournés autour à travers un rap qui se pose tout en douceur sur ces mélodieuses notes de piano. S’en suit ce merveilleux featuring avec Anderson .Paak « Dang ! », plus jazzy / funk pour constater que perdre la fille qu’on aime se joue à un fil, une bêtise avant de la supplier de rester dans « Stay » au son d’une trompette toujours dans un esprit doux, presque apaisant. 



Toujours dans cet esprit « peace and love », Mac Miller nous fait découvrir « Skin » et cette relation au corps, à chaque parcelle de peau qu’on deux personnes quand ils font l’amour. Le thème de cette chanson pourrait être violent et pourtant Mac Miller y glisse beaucoup de sensualité et de douceur. C’est presque surprenant de se laisser autant emporter par cette chanson qui parle de clitoris. C’est d’ailleurs mon sentiment global sur cet album, la douceur et la sincérité qui se mêle aux relations sentimentales et physiques qui consument l’être tant elles sont fortes. On en arrive à ma chanson favorite « Cinderella » où s’associent la qualité de rap de Mac Miller et le côté crooner de Ty Dolla $ign pour une chanson qui parle des sentiments côté garçon. On change du point de vue habituel, ce n’est plus la fille qui observe le garçon à la cafétéria mais ce mec au dernier rang qui observe la fille de ses rêves deux tables plus loin. Un titre de gentleman avec quelques « legs open ». On retrouve un instrumental plus rythmé, dans la patte de ce qu’on connaît déjà, à travers « Planet God Damn » qui revient sur la clé d’une relation : l’honnêteté. Une chanson où il pousse même à la vulnérabilité. Dans un air plus électro on retrouve « Soulmate » où Mac Miller aborde tout ce qu’il associe à ce mot qui veut dire beaucoup mais qu’on a toujours du mal à définir. Dernier titre où il pose seul avant de conclure sur trois featuring d’exception.



D’abord « We » où il se lie toujours en douceur et murmure à CeeLo Green et parle de cette façon qu’on a de définir une relation, comment un « je » et « tu » deviennent un « nous ». Ensuite c’est avec sa girlfriend Ariana Grande qu’il partage le titre « My Favorite Part », un peu plus pop. Une chanson tout en respect où il évite les « pussy » et autres termes plus provoquant pour afficher un romantisme passionné à base de patience et de « baby », une chanson qui parle de prendre le temps pour construire. Enfin, la clôture de luxe au côté de Kendrick Lamar avec « God Is Fair, Sexy Nasty » garde le thème de l’amour et ces quelques notes de piano qui rappellent « Congratulations ». La voix de Mac Miller est à son apogée tandis que Lamar a apporté sa touche perso avec des paroles fortes et des métaphores dont il a le secret.  

Le petit regret de cet album qui se veut à la gloire des femmes et de l’amour, c’est ces quelques termes qui rappellent que même si Mac Miller propose un album concept sur les relations amoureuses, il en réduit quelques fois la femme a un objet. C’est le rap et c’est comme ça qu’on construit des punchlines mais on se passerait de pussy, legs open et du « I just eat pussy, other people need food ».
Je ne pense pas que cela illustre un manque de respect de sa part, surtout au vu des interviews qu’il a pu faire et de sa manière de s’exprimer sur sa mère ou sa grand-mère mais je pense que l’opus aurait été tout autant magnifique en supprimant quelques répétitions.

Mac Miller arrive très haut avec « The Divine Feminine ». Ce quatrième album illustre son travail et sa qualité d’écriture qui s’améliore de chanson en chanson. Il pose sur des instrumentales plus doux moins trap, ajoute du piano, de la trompette, joue avec des beats aériens. On pourrait regretter qu’il n’y ait que 10 chansons mais elles se complètent si bien et formules ces nombreuses sensations que provoquent les relations humaines à travers l’amour. 10 chansons qui signent une déclaration d’amour sincère, provocante et passionnée.

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