Le sport, papa et moi

samedi 20 août 2016


C’était un dimanche soir, on prenait l’apéro avec les copains tout en débriefant les premiers jours des Jeux Olympiques. Je prenais part à la conversation avec beaucoup d’entrain, comme toujours. Lancez-moi sur le sport et je suis une pile électrique comme on dit. C’est là, qu’un ami plus récemment arrivé dans la bande m’a demandé :

« mais, comment ça se fait que t’aimes autant le sport ? ».

C’est drôle parce que c’est une réflexion que j’ai eu il y a quelques mois. Je me suis demandée quel fut le déclic, comment du jour au lendemain je me suis mise à m’intéresser au sport mais surtout pourquoi. Qu’est ce qui fait que je suis prête à veiller toute la nuit pour suivre une finale olympique ? Qu’est ce qui fait que je peux rester assise sur mon canapé 90 minutes pour regarder un match de football ? Et puis j’ai trouvé.

J’étais au collège quand ça m’a prise vivement, sûrement en cinquième / quatrième. Il n’y a pas eu de transformation du jour au lendemain mais il y a eu des matchs suivis avec plus d’intérêts, le fait de soutenir cette candidature de Paris 2012 avec l’espoir de voir une épreuve olympique dans son pays et surtout dans ma ville, ce but ensuite d’aller à Londres. Petit à petit, je me suis accrochée à l’environnement sportif pour avancer, pour me fixer des objectifs. Cela m’aidait à me projeter et avoir des points de repère, en quelque sorte. Et puis surtout, m’intéresser au sport me donnait un sujet de conversation à partager avec mon père. C’est là où ma réflexion m’a mené. J’ai pensé qu’en m’intéressant davantage au sport, à ce qui plaisait à mon père alors on se rapprocherait. Je dirai d’ailleurs que ça a marché et ça n’a pas marché. Disons que ça nous donne des sujets de conversation, ça me fait comprendre de quoi ils parlent avec mon grand-père et ça me donne même l’occasion de prendre part à la conversation mais ça n’a pas fait de nous des complices pour autant. Cliché, j’ai donc commencé à m’intéresser au sport pour un mec : mon père, mais aujourd’hui le sport c’est pour moi, pour moi seule.

Je suis le sport par passion, passion de l’émotion et de l’événement. Les joies et les peines trouvées dans le football m’ont contaminé et m’ont poussé à suivre davantage de sports. Il y a toujours l’attention pour les sports que l’on pratique ou que l’on a pratiqué mais il y a aussi cette magie de découvrir un sport et de se prendre au jeu, de stresser, de sauter de joie, de crier alors qu’on suit la rencontre depuis 20 minutes.

Après ma réponse, mon ami m’a fait la réflexion qu’il était impressionné par ma culture sportive, que j’en connaissais davantage que lui sur certaines choses et c’est là que j’ai compris que finalement l’amour que j’avais pour le sport n’était pas pour mon père ou impressionner la galerie mais pour moi. Quand j’ai décidé de poursuivre mes études dans le sport business, ce n’était pas pour alimenter les repas de famille mais pour nourrir ma passion, mon amour, mon envie de partager et de faire vivre les émotions que je ressens quand je vis le sport. C’est là que j’ai développé ma culture sportive à travers mes cours d’histoire, mes études de cas, mes stratégies marketing, ma connaissance des sponsors et de l’économie du sport. C’est là que j’ai vraiment fait les choses pour moi.

Je ne sais pas si je dois remercier mon père de m’avoir donné envie de suivre le sport mais je sais que j’ai trouvé dans cela une vraie passion, quelque chose qui m’inspire et me motive. A travers le sport, je me suis toujours fixée des objectifs personnels et professionnels. C’est le sport qui m’aide à avancer, à me dire qu’un jour je veux à tout prix bosser sur le Tour de France ou bien que la Coupe du Monde de football féminin en 2019 ne se fera pas sans moi. Le sport m’accompagne au quotidien et j’ai la chance que ma passion, ce qui me fait vibrer soit un petit peu mon travail également. J’ai réussi à allier ce que j’aime avec le travail et c’est pour ça qu’aujourd’hui je sais que j’aime le sport pour moi, pour ce qui m’apporte et pas pour ce que j’apporte aux autres en en parlant parce que si c’était pour impressionner la galerie alors je n’aurai aucun plaisir à bosser dans ce milieu tous les jours, et heureusement pour moi ce n’est pas le cas.


Et vous, comment vous est venu votre passion ?
Par transmission, curiosité... ?




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