I'll mean something to you

lundi 22 août 2016

Au premier coup d’œil cela à l’air d’un dimanche matin comme un autre. On pourrait se réveiller avec la bonne odeur des croissants encore chauds acheté à la boulangerie mais à la place de ça on traîne dans son lit pour écouter le nouvel album de Frank Ocean. Trois raisons à cela : être le premier de ses amis à poster une critique sur Twitter, instagrammer une photo de notre écoute de Pink + White (parce que Queen B.) et par curiosité pour savoir si cet album valait toute cette attente. Est-ce que j’ai écouté son album pour faire comme tout le monde ? Evidemment. Après tout, je n’ai pas envie d’être socialement mis à l’écart en ce début de semaine où tous mes potes branchés musique vont disséquer chaque morceau de A à Z. Qu’ils aiment ou pas d’ailleurs. Bah oui, parce que vous pensez encore vous que Frank Ocean ce n’est pas un phénomène de mode ? A d’autres. Malheureusement. Tout le monde veut avoir son mot à dire sur ce mec, sur l’attente de son album et sur ses compositions. C’est ainsi les amis, la société d’aujourd’hui.





J’avoue tout, comme tout le monde, j’avais envie de voir ce que valait ce mec. Quand un artiste sort un si bon album à l’image de Channel Orange, vous en voulez plus. C’est là le piège, soit la suite est géniale soit l’artiste se plante. Pour éviter la deuxième situation, beaucoup mettent du temps pour travailler ce qu’ils vont proposer et c’est ce que Frank Ocean a fait. Pendant 4 ans. Alors non, je vais m’abstenir de commenter cela d’un point de vue pseudo social / sociétal / philosophique parce que cela n’a aucun intérêt quand vous souhaitez juste apprécier la musique et non créer le débat sur l’artiste. Oui j’en reviens à l’effet de mode qu’est devenue la sortie de cet album et c'est pour cela que je n'en ferai pas de review, il y en aura assez comme ça. A la place, j’ai décidé d’écouter chaque chanson les unes après les autres, dans leur chronologie, sans appuyer sur pause ou même faire un replay et ça donne ça...

Nikes - toujours aussi fort pour jouer sur les mots en s'accompagnant d'un doux instrumental - Ivy - rétro rétro rétro - Pink + White ft Beyoncé - amoureuse dès les premières notes, 100% soulBe Yourself - you go mama ocean - Solo - les mots le dessus et répondent à la chanson précédentesSkyline To ft Kendrick Lamar - je sais pas si c'est insolent de parler de featuring pour de si subtiles apparitions mais c'est fort de garder autant de maîtrise sur ses titres - Self Control - on pense partir sur du lourd et on rattrape une balade, la prochaine fois ce sera du country - Good Guy - cette sensation qu'il enregistre si loin du micro mais qu'en même temps il nous parle au téléphone avec ce piano magnifique, la contextualisation de chaque chanson est forte, très forte - Nights - late night vibe quand tu rentres de soirée et que tu te poses plein de questions - Solo (reprise) ft Andre 3000 - old school jazzy time - Pretty Sweet - intro rock puis chorale, toujours la guitare importante et du scratch - Facebook Story ft Sebastian - monologue sur la société d'aujourd'hui, touchant et troublant - Close To You - la démonstration du r'n'b alternatif qui définit Frank Ocean - White Ferrari - comme quoi parfois il ne suffit que de belles paroles pour faire une belle chanson - Seigfried - lose my mind et être vulnérable, à coeur ouvert - Godspeed ft Kim Burrel - la plus belle définition de ce qu'est l'amour sur un air d'entrée de la mariée à l'église - Futura Free - la conclusion d'un album qui parle d'amour, d'où l'ont vient, de ce qui nous entoure, des avertissements de nos mamans et de la vraie vie.



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