Vers les ourses polaires x Tim Dup

mardi 30 août 2016


Tim Dup, six lettres faciles à retenir pour un artiste prometteur.

Du haut de ces 21 ans il a livré un premier titre « TER centre » où il nous parlait de ces visages qu’on croise, de ces rencontres puantes ou amusantes, de ces histoires qu’on peut lire sur les visages, de ces paysages dont on finit par se lasser. Ses paroles avaient déjà un air très poétique, les mots soigneusement choisis pour nous transmettre son message. Pas étonnant qu'avec ces subtilités, il ait déjà fait la première partie de Feu ! Chatterton chez qui on retrouve ce point commun ! 
Dans l’EP dévoilé vendredi, on retrouve trois autres chansons dans lesquelles on retrouve cet amour pour les mots subtils, ce genre un peu naïf  couché spontanément mais surtout l’amour de la mélodie. « Vers les ourses polaires » dévoilent ce voyage, cette aventure, peut-être celle de la création de cet EP où il joint tout ce qu’il aime. Viens ensuite « Cours, cours, et encore cours » sans aucun mot et cet air mi piano mi électro aux différentes nuances qu’on veut imaginer être celles de notre pas de course justement. C’est le genre de chanson qu’on retrouve en arrière fond de ces séquences cinématographiques où le héro se cherche entre vitesse, questionnement, mouvement jusqu’à finir une cigarette à la bouche allongée sur son lit. Puis « Moïra Gynt » conclut cette découverte en nous plongeant dans l’amour physique toujours entre piano et électro et au débit de parole presque hip-hop. Les mots sont aussi doux que sauvage pour explorer le romantisme comme le charnel, pour imaginer ce chemin qui aurait pu se parcourir à deux.


Tim Dup c’est l’alliance du piano et de l’électro d’un point de vue musical et puis des maux face aux mots d’un point de vue parolier. Attention il ne parle pas de mal à l’être mais de ses sentiments avec un peu de rancune et d’envie d’ailleurs. Il a le goût des mots et livre des descriptions très complètes pour vous permettre de vous imaginer ce qu’il vous chante. Ces lèvres, ces baskets délavées mais aussi ce qu’il met dans ce sac de verre afin qu’en quelques instants, nous voilà pendu à ses notes de velours.

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En concert le 13 septembre au Théâtre Les Etoiles.





Et vous, votre EP de la semaine ?

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