Un podium pour les Bleues

jeudi 4 août 2016


A défaut d’avoir nos petits Bleus à Rio, nous avons nos belles Bleues (oui non mais ce n’est pas sexiste de dire « belle » mais faut bien avouer qu’elles sont canons en plus d’être des queen du dribble). C’est la deuxième fois que l’Equipe de France féminine de football est qualifiée pour participer aux Jeux Olympiques, après ceux de Londres où elles avaient terminé 4ème. C’est d’ailleurs ce que j’appelle la « malédiction bleues », cette fâcheuse tendance à terminer à une marche de podium que ce soit lors de la Coupe du Monde 2011 en Allemagne ou à Londres 2012. Ensuite on a commencé à régresser car on s’est fait stopper au quart de finale en 2013 lors de la Coupe d’Europe et en 2015 lors de la Coupe du Monde au Canada.


On a beau dire que le football féminin c’est plus simple, ce n’est pas si vrai. On a une équipe talentueuse, qui a accumulé beaucoup d’expérience, qui a des individualités qui peuvent faire la différence et pourtant chaque match est physique car aucun adversaire n’est à négliger. On ne fait pas des paris sur les équipes féminines comme sur les équipes masculines. Le niveau est beaucoup plus homogène qu’on ne le pense avec seulement une ou deux nations au-dessus du lot comme les Etats-Unis et l’Allemagne.


La France est 3ème au classement FIFA et a donc sur le papier toutes les chances d’accéder enfin à un podium parce que c’est bien ça qui lui manque à cette équipe : un podium. Elle se qualifie toujours brillamment pour les compétitions, elle gagne des tournois par-ci par-là mais dans les compétitions majeures, elle n’a toujours pas décroché de titre. Le moment est peut-être enfin arrivé, là, à Rio. Au complet, cette équipe mérite récompense pour ses efforts menés depuis 5/6 ans où elle évolue ensemble. Le cocon de l’équipe est plus ou moins resté le même, quelques départs majeurs comme Sandrine Soubeyrand ou Sonia Bompastor mais aussi des arrivées et de la fraîcheur comme Claire Lavogez ou Griedge Mbock. Il y a les cadors qui montrent le chemin comme Camille Abily, Wendie Renard et Louisa Necib. Il y a les quelques blessures qu’on regrette comme celle de Laure Boulleau et Laura Georges.


Cette équipe qui avance ensemble, qui a créé un collectif mérite enfin de se sauter dans les bras, de verser des larmes de joie. Après les garçons qui sont arrivés en finale de l’Euro, les U19 féminine et masculin qui ont respectivement gagné leur Euro, conclure l’été avec une médaille Bleue serait un fabuleux « happy end ». Sur le papier ce n’est pas facile car même si elles ont battu la Colombie 4 à 0 cette nuit, il faudra déjouer la vigilance de la gardienne américaine Hope Solo pour gagner au prochain match et ce n’est pas gagné d’avance. Potentiellement elles devraient terminer deuxième de leur groupe et affronter l’équipe qui aura fini première du groupe F soit là encore potentiellement l’Allemagne (rappel : on s’est fait battre par l’Allemagne en quart de la dernière coupe du monde). Les miracles ne sont pas impossibles, nos Bleus ont bien gagné contre l’Allemagne, championne du monde en titre. Enfin si ce schéma se confirme, on devrait retrouver le Brésil ou la Suède en demi-finales. Autant dire qu’en effet, sur le papier, le scénario n’est pas idéal mais impossible n’est pas français. Il est l’heure que les Bleues décrochent un titre et ce sera, je l’affirme, à Rio.

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