Ode à Grizi

jeudi 7 juillet 2016



Aujourd’hui on fait un bond dans le passé, direction Juillet 2010. A cette époque je prenais encore le temps de suivre les Equipes de France de Football jeunes. Moins de 16, moins de 17, moins de 18 sauf chez les filles, moins de 19… Il y a ces joueuses et joueurs d’aujourd’hui dont on a vu les premiers pas en Bleus comme Claire Lavogez ou Kurt Zouma, pour qui on a attendu avec hâte la première sélection en A. Il y a aussi ces joueuses et joueurs qu’on pensait si prometteurs, qui ont été jusqu’en moins de 19 ans et finalement qui ont un peu disparu de la circulation.

En juillet 2010 se déroulait le championnat d’Europe des – de 19 ans en Normandie. A cette époque j’étais littéralement obsédée par Gaël Kakuta, je ne jurai que par lui, c’était mon chouchou à Chelsea. J’avais décidé de suivre cet Euro pour voir ses performances, lui que je soutenais sans faille et qui était encore un grand espoir du football français. J’avais pas du tout prévu de tomber sous le charme de Griezmann en suivant cet Euro. C’était Kakuta et personne d’autres. Bon finalement soyons bien honnête entre son air de beau gosse, son jeu de jambes et sa rapidité, il n’a pas effacé Kakuta dans mon cœur mais il a décidé de lui faire concurrence. J’ai commencé à suivre les résultats de la Sociedad. Il y a eu le premier match, le premier but. Il n’était pas encore au top de son niveau mais il était intéressant. Il a poursuivi en Espoirs. En 2012, il a commencé à exploser. Plus technique, plus de buts, plus de qualité. Il y a cette sortie un soir de match de qualification pour l’Euro 2013 Espoirs. Ils sortent après avoir perdu. Il se fait suspendre de l’Equipe de France jusqu’à début 2014 mais il est tellement bon qu'on lui pardonne. Il apporte dans cette attaque du mouvement, de la fluidité, de la rapidité. Il se faufile dans les défenses, il a le dernier geste agile. Il a cet air bon enfant, toujours gaie et joyeux qui lui donne un côté bon copain, déconneur, pas prise de tête. Je l'ai vu jouer une fois sous les couleurs de la Sociedad. Un match amical face à Lyon dans le Pays-Basque. La seule raison de ma venue à ce match. Je m'étais promis de faire son premier match sous le maillot des A, c'était aussi son premier but. 

Quand on voit grandir un joueur, quand on le voit apprendre, se tromper, évoluer. Passer d'un club a un autre, prendre des responsabilités, être celui sur qui on compte. Il n'y a pas de meilleur moment que de le voir briller sous le maillot bleu. Il y a le club bien sûr, là où on s'entraîne, on peaufine notre jeu mais ce sentiment de voir un joueur représenter nos couleurs nationales, porter notre maillot... C'est quand même merveilleux. Il y a tant de joueurs avec cette attente. 
Il n'y a pas plus belle joie de voir Griezmann s'accomplir sous le maillot bleu, ne jamais répondre aux attaques mais démontrer sur le terrain son utilité. Il a cette intelligence, cette fraîcheur presque innocente quand on le voit face aux caméras qui est rassurante, qui laisse penser que tous les footballeurs ne sont pas mégalos. Qu'il n'est pas un cliché. 

Entre son potentiel technique et sa vivacité sur le terrain, ce sourire taquin et sa joie de vivre, c'est un joueur attachant, déjà attaché dans le cœur des français. Un joueur qui a eu raison de croire qu'il valait mieux que le refus des clubs de formation français pour se propulser en terre espagnole. Un joueur qui, peu importe l'issue du match de ce soir, est déjà un exemple pour plus d'une génération. 

#TeamGrizi


No Comments

Enregistrer un commentaire