Backstage et citadelle

mardi 5 juillet 2016


Ce week-end, c’est au Main Square Festival que j’ai fait un arrêt pour la toute première fois. Un festival signé Live Nation, facile d’accès à 55 minutes en train de Paris. Comme toute première fois, je n’avais pas spécialement d’attente sauf celle de découvrir.

Le Main Square Festival se déroule au cœur de la citadelle d’Arras, entre les briques rouges si on peut dire. Soyons clair, c’est certes un cadre exceptionnel mais vous n’y faites pas plus que ça attention. Bien sur il y a cette porte sous laquelle vous passez en arrivant, cette église qui se niche à droite de la Main Stage et quand vous êtes en backstage tous ces bâtiments qui rappellent l’identité architecturale du nord mais entre les stands et les infrastructures montées, vous êtes en festival plus que dans la citadelle.

Puisque cette année j’ai décidé de vous parler un peu plus des « backstage » de festival, laissez moi vous parler de la tente VIP du Main Square parce que c’est quelque chose. Entre deux bâtiments, une grande tente de style chapiteau a été installé pour accueillir VIP et partenaires. Au centre, bar et fatboy installés face à un écran sur lequel sont retransmis concerts mais aussi matchs de l’Euro. Autour de cette tente, des enclaves pour chaque partenaire : la ville d’Arras, JC Decaux, Ricard… Chacun a son petit espace avec des hôtesses plus jolies les unes que les autres. Quand vous traversez cet espace entre chaque concert, vous vous dites que c’est vraiment que des RP. Le nombre de personnes qui restent amassées à cet endroit alors que joue sur scène les plus grands, vous comprenez que la musique n’est pas leur priorité mais en même temps quand vous voyez le traiteur, vous vous dites que vous aussi vous resterez bien à manger des petits fours. Petit hic de ce traitement VIP, la plateforme qui donne sur la Main Stage, pas très surélevé.

C’est aussi quand vous avez accès à ces backstages que vous vous rendez compte à quel point l’espace du festival est grand. Quand on est festivalier, on voit les scènes, les stands partenaires et les stands nourritures mais pas tout ce qu’il y a derrière. Je crois que je n’ai jamais été à un festival qui a un si grand espace pour toute la technique. J’ai vu que l’espace VIP / Presse / Partenaires et les derrières de scène mais cela me paraissait déjà prendre une place impressionnante. Les artistes un peu plus à l’écart dans d’autres bâtiments avaient eux aussi espaces démesurées, loges spacieuses, terrasses et tout ce dont ils avaient besoin pour leur confort. Pour un festival a deux scènes et à moins de quinze artistes par jour, c’est très grand. Plus grand que Solidays. Par contre, attention, ce n'est pas des rigolos au Main Square, impossible de vous balader sur le site et d'accéder au devant de scène et autres si vous n'êtes pas accompagné par un membre de la production. Les agents de sécurité sont bien briefés, pas de dérapage et pas de balade impromptue. Tout est under control.

Pour ce festival j’ai également fait l’expérience des crashs. Qu’est ce qu’un crash ? Cette petite portion entre la scène et les barrières de la fosse où s’installent les photographes pour les trois premières chansons. Vous vous êtes toujours demandés qui étaient ces gens ? Laissez moi tout vous dire.
En amont du festival, vous demandez une accréditation média pour laquelle vous précisez si c’est une accréditation presse, tv, photo… vous faites également vos demandes d’interviews. Pour se faire accréditer en tant que photographe, il faut être lié à un média ou appartenir à une agence. Votre demande est étudiée, soi acceptée, soi refusée. En cas d’acceptation, vous recevez les conditions de chaque artiste pour les photos. Tout d’abord il faut savoir qu’en festival, seules les trois premières chansons ont le droit d’être photographiée et sans flash. Pas plus sauf si vous êtes mandatés par l’artiste bien sur. Pour certains artistes il faut également signer des contrats parce qu’ils refusent de collaborer avec les indépendants ou certaines agences, parce qu’ils veulent voir les photos avant, parce qu’ils laissent accréditer qu’un nombre réduit de personnes ce qui fait que certains photographes n’ont pas accès aux crashs. Pour certains artistes, il y a également une restriction complète de l’accès au crash comme Nekfeu. Pour toutes ses scènes, Nekfeu refuse d’autres photographes que sa propre équipe et c’est pour cette raison que les photos que vous pouvez voir de ses concerts sont ce qu’on appelle des « photos volées ». Les « photos volées » c’est les photos prises par les photographes accrédités au festival mais depuis la fosse. Autant vous dire que malgré l’appareil photo dernier cri, ce n’est pas de la HD quand vous êtes basculés de gauche à droite et sans possibilité d’exploiter les angles que vous souhaitez. Vous pouvez donc vous retrouver à zéro, 10, 20 voir 30 photographes dans les crashs et dans certains festivals, cela monte même jusqu’à 400. Autant vous dire que ça doit jouer des coudes. Cette expérience des crashs m’a appris deux – trois petits trucs sur les photos en concert et en festival mais j’ai prévu de vous écrire un autre article pour vous en parler ;)

Après cet envers du petit décor du Nord, la prochaine fois on vous parlera de nos actes favoris et du Main Square, ses scènes, ses festivaliers, de ce qu'on a aimé et moins aimé. Un débrief d'une première fois.

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