L'escape de Tom Odell

vendredi 10 juin 2016



More is more. C’est les premiers mots qui me viennent après l’écoute du nouvel album de Tom Odell « Wrong Crowd ». Bien qu’on retrouve dans cet opus les traits de marque de ce qui a fait le succès de son premier album soit sa voix, de douces mélodies au piano et des balades de cœur brisé, il y a ici un nouveau son plus pop qui donne envie de danser. Il a osé plus, il a fait plus, il s’est aventuré dans quelque chose de nouveau pour souligner l’évolution de sa musique.


Avant toute chose, n’écoutez pas cet album dans l’ordre pour l’apprécier. Je me demande ce que recherchait Tom Odell en créant un bloc de balade qui rappelle son premier album au milieu de l’opus, contrastant avec ce début électrique et cette fin chaleureuse. Cela fait un peu lourd de retrouver « Still Getting Used To Being On My Own », « Jealousy » et « Sparrow » si proche. Finalement on a envie de passer rapidement à la suite. C’est dommage car les chansons sont belles, toujours aux mots poignants et touchants mais cela ne suffit pas à captiver l’audience. En mode aléatoire, il y a moins cette répétition du genre et on alterne avec « Magnetised », beat euphorique qui vous donne envie de danser, « Constellations », piano pop gracieux, « Silhouette », rétro grave, « Daddy », rock surprenant dans un air de Muse qu’on ne lui connaissait pas… A travers ses chansons, Tom Odell montre que même en continuant à parler d’amour, de relations compliquées, on peut varier les mélodies et les notes. Il s’inscrit dans un genre plus pop avec davantage d’énergie et d’intensité. On se projette déjà à son concert parisien le 30 Novembre et on a hâte d’être émerveillé par « Here I Am » et « Somehow » qui laissent présager une belle promesse en live.


Toujours dans cette idée d’être spectateur de ce qu’il voit autour de lui, Tom Odell propose un album qui apporte une certaine évasion. On a l’impression qu’il prend beaucoup de recul sur sa vie en ville, d’un concert à l’autre, sautant d’avion en avion et que ses chansons sont son échappatoire dans quelque chose de plus libre, de plus sauvage et de plus éphémère car imaginaire.



« Wrong Crowd » prouve que quand on ose, quand on explore davantage un genre, ce n’est pas si mal, c’est même plutôt magnifique. Tom Odell qui ose, ça nous a convaincu.


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