Lao Ra et escape à Bogota

jeudi 16 juin 2016




Au programme du jour, la découverte d’une artiste que je ne connaissais pas la semaine dernière. Elle s’appelle Lao Ra, elle a la vingtaine et elle a grandi à Bogota. Elle a sorti son premier EP de 4 titres en début d’année mais c’est à travers ses clips que je l’ai découvert.


Le premier « Jesus Made Me Bad » qui est aussi le titre de son EP et sur lequel figure une version en espagnole se plonge dans Bogota. On y découvre le Bogota dans lequel elle a grandi à travers une carte postale qui se balade de lieux religieux au food market tout en dévoilant les cimetières de voitures et les rues graffées. C’est une chanson dans laquelle elle se rebelle contre l’éducation catholique qu’elle a eu pour afficher un air moins conventionnel, sexy et provocateur. Côté musique on parle d’airs hip hop, RnB et un bon clavier aux tendances électro.



Le second clip se nomme « Daddy Issues ». Cette chanson reprend le thème du père absent, celui qui n’assume pas sa place auprès de ses enfants, qui ramène l’argent à la maison puis qui fait sa vie. C’est une chanson assez personnelle où on découvre le questionnement de Lao Ra sur cette figure masculine qu’elle n’a pas eu et qui fait qu’elle se demande comment elle doit être traité par les hommes, se positionner par rapport à eux. Dans le clip, on reste dans cette idée de provocation, de réponses aux événements passés auxquels l’artiste réagit. Musicalement on pourrait croire qu’on trouve dans cet instrumental des influences indiennes mais finalement c’est ce pop tropical qui lui est propre qu’elle exprime, à la croisée des diverses cultures dans lesquelles elle a évolué. Plus synthé que la chanson précédente et avec des percussions qui rythment le ton, on valide tout autant.



Le troisième et dernier clip est « Tell Me Why ». Après le thème de l’enfance et de la famille, c’est celui de l’amour qui est évoqué à travers les petits amis stupides et les histoires de cœurs brisés. C’est à propos de ces bad boy qui pensent qu’ils sont des vrais durs mais qui ne sont pas à la hauteur, trop immatures. La vidéo illustre nos conversations de filles où on se confie sur nos histoires d’amour et nos expériences. Une scène simple, minimaliste mais à laquelle on s’identifie très facilement. Ici le ton est plus doux mais les percussions apportent toujours le rythme qui cadre ses chansons. C’est plus pop sensuelle que pop dansante mais cela montre aussi sa capacité à user des mots et de sa voix sous différents genres.



Je suis personnellement complètement convaincue par Lao Ra. C’est différent de ce que j’écoute en ce moment, rafraichissant et son single « Jesus Made Me Bad » sonne très été ce qui est parfait avec la saison du moment. Elle s’inspire de son enfance à Bogota pour composer et raconter comme dans un journal intime ses maux et ses perceptions. Agilement, elle traite de sujets difficiles sur pop colorée. C’est sexy et rebelle. Artiste attachante mais surtout prometteuse, elle partage en plus une playlist Spotify « Bad Bitches » a laquelle je me suis déjà abonnée et qui illustre ses inspirations.


Que pensez-vous de cette nouvelle découverte ?



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