Fakear dans la cour des grands

vendredi 3 juin 2016


Mardi soir, c’était la release party du premier album de Fakear. Comme un signe, cela avait lieu à la Petite Halle de La Villette, à quelques pas du Zénith où il se produira en Novembre. On avait hâte, genre méga hyper hâte au point d’avoir écouté en boucle Ankara tout le week-end (bon ok en alternant un petit peu avec Tiny Cities de Flume) alors bien sûr, pour une fois on n’était pas parti en retard. Que dire, le métro nous a joué un tour. On a mis une heure avant d’atteindre la Porte de Pantin et la grève n’avait pas encore commencé !

Avant de découvrir cet album, j’ai pu lire dans diverses presse que Fakear confiait avoir écrit cet album pour parler de l’histoire avec sa copine. J’ai trouvé cela à la fois surprenant et génial. Surprenant car à travers l’électro il y a peu de mots et même si Fakear revient plus à la pop dans certains morceaux, l’expression parolière est très vague. Génial parce que Fakear brille par sa discrétion et laisse à chacun le soin de s’approprier les mélodies. C’est comme si il nous laissait la liberté d’interpréter chaque musique selon nos propres histoires d’amour, le tout à travers des compositions "très amoureuses, joyeuses, solaires, douces et instinctives".
Je l'ai toujours dit et soutenu, je n'aime pas l'électro qui tambourine, qui agresse les oreilles et à la limite de l'ambiance rave party. J'aime l'électro charnelle, qui fait voyager, qui vous plonge dans une bulle. C'est une bulle pleine de sentiments qu'a créé Fakear. Il y a l'amour, la passion, l'envie, le partage, le désir... Quand on écoute cet album, on se rend compte que c'est des dizaines de messages et de sentiments qui y sont exprimés et que chaque note a été choisi méticuleusement pour correspondre au message dégagé.
Alors de temps en temps, quand j'écoute Fakear, j'ai l'impression qu'il va chercher ses sons dans les disques de musiques d'ambiance et de relaxation qu'on trouve chez Nature & Découvertes. Il y dans ses titres se genre oriental apaisant mais pas que. A un moment vous avez l'impression que vous allez commencer un cours de yoga et la seconde d'après que vous faites une danse de la victoire après être arrivé au sommet de la montagne. C'est une sensation de liberté que propose aussi beaucoup Fakear avec ces inspirations orientales et asiatiques, quelque chose à l'opposé de l'électro beach dont on a temps l'habitude à cette période de l'année. Et puis surtout c'est des chansons intemporelles. Tu peux écouter cet album matin midi et soir sans te dire que tu es hors contexte. Puisqu'il parle d'amour, il parle de la vie, de chaque instant et de chaque moment. C'est l'amour au réveil, l'amour du texto de milieu de matinée, l'amour rêver au milieu de l'après-midi, l'amour retrouvailles, l'amour sensuel. C'est un tout plein d'amour dont on ne se lasse pas.
 
Déjà je trouve que cet album commence à merveille. Sheer-Khan donne le ton, celui d'une rencontre, d'un premier chapitre, des prémices de quelque chose. Elle résume un peu la direction de l'album, les espoirs. Silver ajoute une dimension pop et les collaborations avec Rae Morris apporte une touche un peu plus impersonnelle mais une touche d'ouverture, celle du partage de l'histoire, partage des genres, des sens. Le player se lance, on remet Lessons deux fois, De La Luz aussi et puis on traîne sur Ankara qu'on écoute en boucle et qui nous fait ressentir mille émotions à la fois. Rise et Song For Jo ne concluent pas l'histoire mais lui donne un envol inconnu, un envol à imaginer. Alors la boucle n'est pas bouclée mais elle est lancée, l'histoire a ses bases et ne demande qu'à se développer comme Fakear nous montre que ce premier album, c'est l'aboutissement de plusieurs EP de travail mais ce n'est que le premier d'une grande carrière, d'une belle passion.
En showcase à la Fnac St Lazare le 8 juin et en concert le 10 Novembre au Zénith de Paris.






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