Epic road trip et The Temper Trap

lundi 13 juin 2016




Après quatre ans d’attente, c’est avec beaucoup d’impatience que j’attendais ce nouvel album de The Temper Trap. Contrairement au cliché qui pourrait s’en suivre, non je n’ai pas découvert ce groupe dans « 500 Days of Summer » mais bien par hasard, un jour, sur YouTube. C’est leur côté indie australien qui m’a fait chaviré parce que oui il y a l’indie anglais, l’indie américain et bien l’indie australien avec un accent qui fait toute la différence, celui de Dougy Mandagi pleine de sensibilité comme dans « Burn ».

J’ai eu du mal à cerner cet album, à me l’approprier. Il commence par « Thick as Thieves », titre éponyme de l’album et dont les airs ressemblent à « Ressurrection ». Je ne sais pas si cela se vaut comme un clin d’œil mais je trouve que ce morceau a plus une valeur de transition que d’introduction à ce nouvel opus. Bien sûr il annonce la structure et les mélodies mais on ne sait pas trop comment se situer. S’en suit « So Much Sky » que je trouve un peu trop simple, trop répétitif. C’est d’ailleurs mon seul regret sur cet album : les répétitions. En voulant faire des morceaux plus longs, plus toniques, les 30 dernières secondes de la plupart des chansons pourraient être supprimées que ça ne changerait rien à la vivacité du morceau. Au contraire, ces répétitions alourdissent ces morceaux pourtant dynamiques et joyeux. Je pense que rallonger ces morceaux a une vraie valeur en live et que cela permet de prolonger le plaisir, prolonger l’instrumental mais en version studio, cela est finalement un peu triste.

On commence enfin à rentrer dans l’album et à retrouver le The Temper Trap qu’on aime à partir de « Lost » et surtout « Fall Together » qui est pour moi un peu le « Sweet Disposition » de cet album. C’est tonique, c’est émoustillant, c’est du son indie comme on l’apprécie. Le thème de cet album tourne toujours autour de l’amour, de ceux qui s’aiment, qui se séparent et qui se cherchent. On retrouve toujours cette montée en puissance dans la mélodie avant le premier refrain qui donne le ton de l’histoire racontée, très forte dans « Tombstone » notamment. Il y a aussi cette balade sur ton de nostalgie avec « Summer’s Almost Gone » qui adoucie les cœurs alors que deux morceaux plus tard, c’est une pointe d’électro qui se glisse dans la composition de « What If I’m Wrong ».

C’est un album signé The Temper Trap, avec leur patte indie qu’on leur connaît, avec quelques variantes plus rock, légèrement électro ou bien douce. Il y a toujours beaucoup de sensibilité dans leurs morceaux, surtout quand on fait attention aux mots. C’est un album à ajouter à sa playlist sur la route des vacances mais surtout je pense que c’est un album à découvrir en live. Il y a ces airs, ces pauses, ces « whoa » qu’on attend d’entendre repris par le public - de Rock en Seine notamment fin Août.



No Comments

Enregistrer un commentaire