Suisse - France, le match en plastique

lundi 20 juin 2016



Elle est sympathique cette campagne "Fiers d'être bleus" mais si seulement on pouvait aussi être fier du jeu des Bleus, cela serait formidable. La phase de groupe est terminée, nous avons joué trois matchs, nous en avons gagné deux et fait un nul hier soir face à la Suisse. Face à la Roumanie, c'était pas brillant mais il y avait le mental et même après le pénalty roumain, l'équipe n'avait pas lâché comme elle l'aurait fait il fut un temps. Face à l'Albanie, j'ai vu que la seconde mi-temps et voir les 10 dernières minutes auraient été de même. Face à la Suisse, on a poussé au début du match, on a ensuite tenté de tenir le match nul face à une équipe aux lignes bien organisées, on a poussé à nouveau en fin de match. Finalement avec les Bleus, ça pousse 15% du match et ça stagne le reste du temps.
On a une bonne équipe de France. Sur le papier, il y a du talent, de la qualité, beaucoup de technique mais sur le terrain on a encore trop de mal à utiliser nos couloirs pour la relance ou à transformer les centres. C'est encore trop approximatif et quand on se retrouve à jouer face à la Suisse qui avance constamment en ligne avec son milieu à 4, percer devient compliqué. On n'a plus la possession du ballon et on se fait quelques frayeurs. Cependant, notre défense commence à s'organiser et à composer ensemble. Deschamps peine aussi à utiliser la jeunesse de son banc pour ajouter rapidité comme avec Kanté. Je lisais un tweet qui disait que cette Equipe de France était "constante dans l'inconstance" et c'est une bonne définition. On ne sait jamais trop ce qu'il arrivera. On a attendu deux fois les dix dernières minutes pour se réveiller et c'est dans un suspens finalement assez désagréable et angoissant que nous suivons ces rencontres. En phase de poule, une erreur est rattrapable parce qu'on a deux autres matchs pour compenser, dimanche prochain il y aura qu'un match et il sera décisif. Ils jouaient la première place, ils l'ont acquis mais maintenant il va falloir jouer, avancer, marquer. Il n'y a aucun plaisir à ce jour à regarder l'Equipe de France sauf celui de supporter notre patri en la voyant laborieusement avancer.
On passera le sujet des maillots suisse qui se déchirent et de cette pelouse où se sont multipliées les glissades. On y a cru à ce but quand Dimitri Payet a joué ce coup franc à quelques secondes de sa minute de prédilection. Dommage. Gignac a lui aussi peiné à se montrer décisif pour concurrencer la titularisation de Giroud.
On en attend plus de cette équipe car même si le contexte de la compétition nous fait vibrer, on est bien loin de voir l'équipe de France favorite de cet Euro. Logiquement c'est face à un adversaire inférieur qu'on jouera dimanche prochain donc une chance de se qualifier en quart assez accessible mais plus on avance, moins notre jeu approximatif fera trembler les filets et il est temps pour les Bleus de se réveiller pour nous faire rêver.

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