In-extremis et Vélodrome

jeudi 16 juin 2016



C’est parti pour les seconds matchs de la phase de groupe de l’Euro. La Roumanie et la Suisse ont ouvert le bal en faisant match nul et c’était ainsi l’occasion rêvée pour la France d’assurer sa qualification pour les huitièmes dès le soir même face à l’Albanie. Ce n’est pas comme si c’était le minimum venant de leur part.

J’ai raté la première mi-temps parce que j’ai assisté au tirage LOTO, le vrai tirage qui passe à la télévision sur TF1. Je ne sais pas si cela vous intéresse que je vous raconte brièvement cet « envers du décor » mais en tout cas après plusieurs mois à travailler sur un projet de cette marque, c’était très intéressant de découvrir toute la mécanique de tirage et la production qu’il y a derrière ces quelques secondes de suspens qui peuvent changer votre vie à jamais.

Revenons-en au football et à ce match qui se déroulait à Marseille. Je pense qu’il est tout bonnement logique de dire qu’il fallait être en retard pour suivre ce match. Arriver à la 80ème et c’était presque comme si on avait vu toutes les occasions. J’ai trouvé que globalement on avait eu du mal à se créer des espaces et à se lancer sur les contres. On a eu aussi peu de chance avec les poteaux et il y a toujours un souci de relance sur les côtés. Alors à la 80ème, on a eu l’impression que les Bleus se réveillaient et qu’en voyant le compteur tourné, ils se sont dits que ce serait peut-être enfin opportun de marquer. Ils ont poussé ces 10 dernières minutes et on fait craquer la défense albanaise qui ne savait finalement plus trop comment se placer. Il y a ce premier but de Griezmann - je vous ai déjà dit que je l’aimais beaucoup beaucoup ? rpz la coupe du monde des -19 ans – avec un centre de toute beauté de Rami qui lui offre une tête immanquable. On n’y croyait plus si proche du coup de sifflet final. Puis avec ces 5 minutes d’arrêts de jeu, il aurait été trop bête que Payet ne nous fasse pas encore crier de joie. Toujours dans le fil du match, Pogba au début de l’action et Payet qui reprend derrière Gignac. Un petit pied droit qui traîne et c’est au fond.

Avec les Bleus les filets tremblent mais un peu trop tard au goût des supporters. L’ambiance est attenante, le match incertain. Il faut attendre ces dernières minutes pour se délivrer et c’en est dommage quand on voit le potentiel de cette équipe. On s’agace contre eux 80 minutes avant de les voir réagir. Vous me direz, c’est aussi pour cela qu’on aime le football et pour ses émotions contradictoires qui nous imprègnent. La joie et la tristesse en même temps, l’angoisse et l’excitation. Il est vrai qu’au coup de sifflet final on gagne, on a 3 points et on s’assure une place en huitième mais on s’interroge sur le fait que cette technique sera efficace quand on affrontera des équipes mieux placées, plus offensives. La vraie question finalement c’est de savoir jusqu’à quand ces buts in-extremis nous sauveront la mise dans des matchs qui mettent du temps à démarrer.

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