Carte postale normande

lundi 23 mai 2016



Oui, je sais très bien ce que vous vous dites. La photo ci-dessus ne convient pas avec le titre de cet article et pourtant, quand on a fait un arrêt à Brécey alors qu’on s’apprêtait pour le deuxième jour des Papillons de Nuit, nous sommes tombées sur ces palmiers.

Au-delà du fait d’aller à un festival, on a été en Basse Normandie et bien que cela faisait un peu court pour pousser jusqu’au Mont Saint Michel, on a profité de notre dimanche matin pour s’arrêter sur le chemin qui menait de notre hôtel au lieu du festival. Il y avait d’abord « Les Chéris » juste après Ducey. Ce petit village au nom si charmant et dont toutes les maisons entourent l’église. Une route traverse le village, c’est minimaliste et une vieille cabine téléphonique traîne à côté de la boîte aux lettres comme si des voyageurs perdus allaient penser à y glisser une pièce de 1 euro. Puis nous avons fait un second arrêt à Brecey, toujours sur notre chemin. C’est là que nous avons trouvé ce petit coin de ciel bleu et ces palmiers. Et c’est également là que nous avons trouvé cette église que je trouvais très jolie avec la verdure qui l’entourait.









En regardant les photos un peu plus tard dans la soirée j’ai réalisé que peu importe où j’allais je prenais toujours les églises en photo, et quand on y pense bien je ne suis pas la seule. On finit toujours au pied de l’église à photographier gargouilles et perspectives. C’est peut-être parce que l’architecture dénote de ce qu’on trouve autour, parce que c’est joli, parce que c’est un symbole et que ça regorge d’histoire – comme les châteaux. Je veux dire, réfléchissez bien, ne photographiez-vous pas souvent des églises là où vous partez en vacances quand vous faites du tourisme ? Il n’est pas forcément nécessaire d’y entrer et d’admirer les vitraux mais tout de même, on apprécie son extérieur.





Revenons-en donc à notre balade par étape depuis Ducey à Saint Laurent de Cuves. Nous avons repris la route, sommes passés par Saint Pois puis par Cuves et on a marqué un troisième arrêt pour admirer un peu la végétation, pour respirer – mais qu’un peu pour ne pas trop provoquer le pollen. Ici la nature est maîtresse de son espace jusqu’à que l’agriculteur vienne y remettre un peu d’ordre. Jusque-là elle se développe, fleurit et diffuse sa couleur et son odeur dans ses paysages qui ne s’arrêtent pas. Ces champs s’étendent sur des kilomètres et bien que j’ai les mêmes étendues pas très loin de chez moi, il y a une différence entre le paysage de la campagne des Yvelines et le paysage de la campagne de Normandie. Je ne saurai bien l’expliquer mais on sait qu’on est loin, que la ville est loin, que les petites routes cabossées sur des kilomètres s’étendent. C’est différent et c’est pour cela qu’on prend le temps de l’apprécier. Cela fait du bien d'avoir cette impression de "déconnecter" pour repartir en reconnaissant avoir fait quelque chose qu'on ne prend pas le temps de faire dans notre routine parisienne.





1 commentaire:

  1. Les églises sont très belles et rendent toujours très bien en photo :p Je t'avouerais que je suis comme toi ou que je parte il y a toujours au moins une série de photo d'église :p

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