Nuits Claires, nuits courtes

mardi 5 avril 2016




Ce week-end, Marie Claire investissait le Yoyo à l’occasion de leur festival « Les Nuits Claires ». Au programme deux soirées de sons électro pop, plutôt pop le vendredi et plutôt électro le samedi, dans une ambiance assez intimiste. Le Yoyo c’est cet endroit où tu es à seulement 2m de l’artiste car si ce n’est la hauteur de la scène, aucune barrière ne vient rompre le lien. L’artiste est là, vous êtes là, vous communiez, la musique surprend votre corps, vos pieds tapent les temps… Il ne faut pas grand-chose pour que vous vous retrouviez dans une autre dimension, là où la musique vous nourrit et où danser vous tient en éveil jusqu’au bout de la nuit.



Tout a commencé vendredi avec Claude Violante qui nous a surpris par la puissance de sa voix. Il y a eu HER, définitivement un gros coup de cœur. Une énergie de dingue, des chansons envoutantes, des déhanchés d’un autre genre. C’est du féminin au masculin, des voix suaves alliées à une base rythmique forte. C’est de la soul comme on l’aime, qui vous transperce et qui a du caractère. Josef Salvat a suivi, la tendresse à l’australienne. Entre trouver le bon mot français prononcé avec son petit accent et des anecdotes sur ses compositions, il a repris ses chansons avec grâce et a conquis le public réuni dans la salle. Il est drôle, sincère, touchant. « Diamonds » est aussi beau dans sa bouche, presque plus sensuelle, que dans celle de Rihanna. Et la nuit a continué avec Jono Ma en DJ set.

Pour des mélodies nostalgiques 
Pour découvrir HER 
Pour fall in love à l'australienne 





Samedi, soir 2, nos bras vont se lever, nos hanches se balancer, nos fesses se remuer, nos têtes bouger de droite à gauche, de haut en bas… Les Gordon pour ouvrir la soirée, pour nous emmener dans une autre dimension. POSTAAL ensuite, par lesquels j'étais intriguée après avoir vu un peu plus tôt dans la semaine qu'ils avaient été signés par BETC pop. Verdict : magnifique. De l'énergie, de la puissance mais aussi de la douceur, de l'émotion, du franglish comme on dit. Ils vous apportent leur univers et vous invite à se joindre à eux. Des airs électro pop sans oubli de paroles. Panda Electric Garden a fait l'interlude avec de l'animation sur écran très sauvage, les grands espaces, la liberté, comme pour prolonger ce qu'ils essayent de vous faire ressentir. C'est électro mais électro d'ambiance, du genre acceptable pour tout un trajet de train sans transformer le wagon en discothèque. Puis Yall a proposé son fameux "Hundred Miles" et les DJ set de la soirée ont poursuivi avec Etienne de Crecy, Peaches et Breton. De la qualité, des mix originaux, des corps qui bougent (et c'est bon signes), des esprits ailleurs. On est un peu en boîte de nuit mais en boîte de nuit de luxe avec des artistes de qualité, des airs pas défrayés par du mauvais matériel et une ambiance de fête sans accrocs. Parfait n'est-ce pas ?

Pour finir la tête dans les étoiles 
Pour aimer en double A 
Pour faire la fête à l'heure espagnole 


Et parce qu’entre deux concerts on ne se tourne pas les pouces, la soirée avait son lot d’animations pour se faire chouchouter chez Yves Saint Laurent, se faire photographier en grimaçant avec HelloBank, manger des hot-dogs… Tout pour être belle, immortaliser le moment et avoir le ventre plein.

C'est un festival pleinement réussi. De la bonne musique, des artistes proches du public, enjoués par leur présence. De quoi se détendre pour apprécier l'ambiance. Un peu féminin me dira t-on avec Yves Saint Laurent mais vous savez la musique n'a pas de genre, elle est juste là pour vous évader, vous conquérir et vous laisser ressentir les émotions.

La soirée se termine, le bruit s'adoucie, la nuit est bien entamée et le sommeil sera peut-être de courte durée. On dit au revoir aux copains. On range les paillettes. On remet ça avec grand plaisir. L'année prochaine. Même jour, même endroit.




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