Moteur demandé

samedi 9 avril 2016



Pouf. Je souffle enfin. Vraiment. On est samedi et je peux dire que nous avons conclu notre marathon tournage / enregistrement de voix. Cela fait presque deux semaines que c’est la folie au bureau. Dans le cadre de mon « gros » dossier, nous avions 4 vidéos à tourner. On pourrait penser que c’est un jeu d’enfant mais entre les lieux, la météo, les emplois du temps de chacun, les figurants, les aller-retour agence… C’est tout comme faire le parcours du combattant. C’est donc avec beaucoup de fierté et de soulagement que je dis que « c’est fini ». J’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir l’ambiance de tournage mais savoir que je ne vais pas passer ma prochaine semaine à courir dans les 8 étages de notre immeuble est un bonheur qui n’a pas de prix. L’envers du décor, toute la réalisation, la minutie que cela demande a été si intéressante que j’avais envie de partager avec vous toutes les petites choses que j’ai remarquées… Réalisateur, maquilleur, doublure… Ils sont tous fascinants à regarder évoluer.

-       Un réalisateur dit toujours « allez une dernière » alors que ce ne sera jamais la dernière et qu’on va faire encore 7 prises derrière.
-       Un réalisateur a aussi l’œil du lynx, il est très observateur et détecte rapidement les points forts des gens. C’est dingue de lire autant dans une personne si rapidement.
-       Je suis admirative des personnes qui arrivent à prendre la parole face à une caméra sachant que 6 personnes les observent de haut en bas surveillant la fausse note pour les faire recommencer. Je ne sais pas si j’aurai été capable de faire cet exercice.
-       J’ai aussi beaucoup de respect pour les ingénieurs lumière, son qui passent leur journée à monter – démonter pour passer de bureau en bureau. Ils sont d’une patience. Ils ajustent tout ce qu’on leur demande sans broncher.
-       Les maquilleurs débarquent toujours avec une valise si bien rangée, des trousses remplies de pinceaux, fonds de teint, poudre… Ils ont l’air d’être les rois de l’organisation quand je parais si bordélique avec mon script de trois pages chiffonné dans tous les sens. Je n’ai d’ailleurs toujours pas compris comment ils se repéraient dans leurs 192 pinceaux.
-       Les doublures voix sont des gens fascinants. Ils s’imprègnent du personnage et font leur prise comme s’ils jouaient sur scène, avec toute la gestuelle qui va avec. On leur dit de nous faire un « gagné » et les voilà sautant au plafond en même temps.
-       Décrire une voix de personnage est plus difficile qu’on ne le pense. Il faut user d’adjectif très précis qui veulent souvent tout dire et rien dire. Suave, bienveillant, moralisateur… Ce n’est pas facile de décrire une voix. D’ailleurs savoir jouer autant de personnage avec les mêmes cordes vocales est quelque chose de bluffant.

Ces quelques jours ont été très fatigants, sans répits, vous n’avez pas le droit à l’erreur mais aussi très enrichissants. Voir le process de A à Z depuis la conception des textes au moment où le réalisateur dit « coupé ». Cette manière de mettre en scène, d’habiller le décor, de positionner les voix, de jouer la comédie ou au contraire d’être naturel… Tout le monde a son petit boulot, sa petite contribution et souvent on oublie tout ce travail en amont quand on ne voit, que, le résultat final.

Promis quand ce « gros » dossier verra enfin le jour publiquement je vous le partagerai avec beaucoup de bonheur. Cela me prend tant de temps et d’énergie que j’ai hâte de voir l’œuvre finalisée et de dire à tout le monde « c’est moi qui l’ai fait » - enfin pas toute seule mais c’est un peu moi quand même.

Vous aussi vous ressentez cette fierté quand vos projets prennent vie ?



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