A la chasse aux Papillons

vendredi 18 mars 2016




Quand on pense festival, on pense grands espaces transformés en concerts en plein air, on pense à la liberté, l’évasion. On peut dire ce qu’on veut, à Paris on est réduit par les espaces, on n’en a pas des hectares. Alors pour ces sensations il faut s’autoriser à découvrir de nouveaux endroits, d’aller dans ses villages dont la population se multiplie par milliers le temps de trois jours d’intense fête pour avoir cette liberté, ces champs et être ailleurs.

Fin Mai, je vous propose la Normandie, un village à 3h de Paris, pour donner vie, pour interpréter. L’interprétation des genres, l’interprétation musicale, l’interprétation scénique, l’interprétation de l’espace, du décor… Pour sa seizième édition, la promesse des Papillons de Nuit c’est de laisser la liberté aux festivaliers d’interpréter, d’imaginer pour s’approprier et qu’ils profitent de l’espace, de la musique et de leur week-end.

Pour la programmation musicale, la scène française est à l’honneur. La force de P2N c’est de ne pas se laisser dépasser par des têtes d’affiches internationales et de faire honneur aux talents qui s’installent et qui émergent dans notre héxagone. On en a pour tous les goûts, toutes les générations et finalement aussi pour toutes les langues. Il y a les grands noms avec Indochine, Louise Attaque, Michel Polnareff et le retour des Innocents. Il y a la nouvelle scène française avec Broken Back, LEJ, Feu ! Chatterton, Louane, Nach ou encore Boulevard des Airs. Il y a celle qui a fédéré un public électro avec Thylacine et Synapson. Il y a des artistes internationaux avec Bombay, Fat White Family, Josef Salvat ou encore De Staat. Il y a la musique actuelle, la musique locale et le grand gagnant du tremplin. Il y a la place de laisser s’installer votre interprétation mais surtout de glisser vos oreilles à l’écoute de ce que vous avez l’habitude, ou non, d’écouter.

Finalement, même si les jeux de mots on s’en passerait un peu, P2N c’est une chasse aux papillons, une chasse à la mélodie qui nous plaît, une chasse à la mélodie qu’on découvre et qui nous convint, une chasse au bonheur, à la fête et au plaisir. Une chasse organisée par une association au grand cœur, à l’envie de partager, de faire vivre la musique, de faire vivre la proximité. Quand je pense à P2N, j’ai envie de penser à la joyeuse bande de copains, à l’esprit de famille qu’on retrouve en festival, à une soudaine énergie positive. C'est plus qu'un festival, c'est un événement régional, national qui a su s'installer dans la sphère des grandes affiches de l'été.

Place à la musique, aux grands espaces, à la chasse aux papillons et à vous de donner vie à ce festival, de faire un peu de bruit, de transformer l'horizon, d'aimer la musique et la Normandie.
 
 
 





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