« Vous avez des cheveux magnifiques »

samedi 19 mars 2016




Avez-vous remarqué qu’on n’est jamais content de ce qu’on a et plus particulièrement de notre corps ? On n’est jamais content de son physique, de ses cuisses, de son nez… Moi j’étais principalement mécontente de mes cheveux. Je n’aimais pas vraiment leur couleur parce que ça m’a valu nombre de référence à « poil de carotte ». Je n’aimais pas vraiment leur épaisseur parce que c’est juste un enfer le matin et que j’ai des nœuds à tous les étages. Et alors que je n’aimais pas vraiment mes cheveux, il y a constamment quelqu’un qui me disait et me dit encore qu’il adorerait avoir ma couleur de cheveux, qu’il adorerait avoir mon épaisseur. Je me dis que ces gens aimeraient bien oui, mais que s’ils avaient vraiment mes cheveux, ils les aimeraient un peu moins.

On veut toujours ce qu’à autrui parce qu’on pense que c’est merveilleux, que ses cheveux sont faciles à coiffer, que sa couleur ne mérite aucun entretien. Je disais donc : on n’est jamais content de ce qu’on a et on regarde toujours ce qu’il y a dans l’assiette du voisin. Mais voilà, l’année dernière j’ai compris qu’il fallait arrêter de regarder l’assiette du voisin et se contenter de ce qu’on a pour mieux l’accepter. J’ai décidé de m’aider à accepter mes cheveux comme ils sont, ou presque. J’ai arrêté d’y mettre de la couleur chimique pour préserver leur couleur naturelle et finalement, quand on grandit il n’y a plus de poil de carotte et tout va bien. J’ai décidé de combattre le problème de l’épaisseur avec un lissage brésilien et des cheveux souples et soyeux comme dans une pub L’Oréal. Un an après ils sont un peu moins souples et soyeux mais vous voyez l’idée.

J’ai retenu une leçon de cela c’est qu’on sera jamais content de ce qu’on a et qu’il faut s’aider nous même à accepter son corps en fonction des moyens qui sont à notre portée. Il y a parfois le sport, le maquillage, certains envisagent aussi la chirurgie esthétique. Je ne suis pas contre, j’y ai songé quand j’ai voulu me faire enlever un grain de beauté et je pense surtout qu’il ne faut pas en abuser. Toucher à son nez, à une cicatrice, à ses seins… Si ça aide à mieux s’accepter alors pourquoi pas mais tout refaire, complètement se transformer, c’est devenir quelqu’un d’autre et ce n’est pas une idée à laquelle j’adhère.

Je n’aimais pas mes cheveux et j’ai essayé de trouver une manière de mieux les aimer. Je n’aime pas ma couleur de peau mais je ne suis pas prête à user d’auto-bronzant pour la changer (la vérité c’est que j’ai essayé une fois et le mollet orange pendant un mois merci mais non merci). Tout dépend de ce que nous sommes capables pour mieux s’accepter, mieux s’aimer. Le changement oui, complètement peut-être pas.

On n’est jamais content mais on peut s’aider à mieux s’aimer, à s’accepter avec nos défauts (ceux que nous nous trouvons) et qualités. Transformer nos défauts en des forces, les exploiter au lieu de toujours se dénigrer, se critiquer. Et puis c’est mauvais pour le moral. Arrêter de se comparer aux autres, de vouloir ce que les autres ont. Nous sommes nés comme ça et il y a une raison. La chance qu’on a c’est que notre corps, physiquement peut changer et de manière naturelle. Pas besoin d’artifice pour être le plus beau, pas besoin de tricher, il faut juste le vouloir et s’en donner les moyens. Pour le reste, est-ce que ça vaut vraiment la peine ? Est-ce que nous brimer le cerveau pour ressembler à autrui est nécessaire ? Ne serons-nous pas malheureux à s’entêter ? Ne pouvons-nous pas se satisfaire de ce qu’on a ? Est-ce qu’autrui est plus heureux que nous le sommes ?


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