6 mois plus tard | London Calling

vendredi 26 février 2016



L’heure est venue de terminer Février et de conclure mon expérience londonienne de la même occasion. Pour vous ou pour moi, j’ai pensé qu’il était bon de reprendre mois par mois les bons et les mauvais côtés. Cela n’a pas toujours été évident mais j’en ai tiré des bonnes leçons. J’ai appris des choses sur moi, des choses qui paraissent insignifiantes. J’avais des envies, des objectifs en partant et je ne les ai pas tous atteint. J’ai craqué, plus d’une fois, mais je pense que j’ai grandi. Je pense aussi que si je devais repartir demain je referrai exactement tout de la même manière, sans inventer de personnage et en restant fidèle à soi-même.


SEPTEMBRE
Le mois de Septembre fut le mois de la désillusion, de la remise en question, de la découverte. Il n’a pas très bien commencé comme vous vous en souvenez. Dès mon premier jour j’ai changé de coloc et si cette expérience m’a bien appris une chose c’est qu’il faut éviter de passer par des agences qui veulent s’en mettre plein les poches alors que des dizaines d’annonces sont postées dans des groupes Facebook chaque jour. A peine arrivée que j’avais envie de repartir. J’étais à Londres mais je venais de découvrir que mes colocs se résumaient à des petits cochons qui ne connaissaient ni la propreté, ni le savoir vivre. Je me suis demandée comment j’allais bien pouvoir tenir 6 mois, j’ai cherché à déménager mais mon contrat déjà signé était trop contraignant à rompre. J’ai mis deux jours avant de manger mon premier repas et ai alors compris que j’allais apprécier mon temps à Londres en sortant au maximum, en profitant de la ville. Je voulais fuir mon appartement, découvrir la ville mais j’avais oublié que tout avait un coût. Je me sentais seule mais heureusement je suis tombée sur la bonne humeur de Pauline qui m’a remonté le moral. A la fin du mois Jenny est venue passer deux semaines à l’appart, on a été à Brighton, on a beaucoup traîné, il y a eu des concerts, le rugby et les habitudes se sont prises au fur et à mesure.


OCTOBRE
Le mois d’Octobre fut celui où j’ai commencé, doucement, à prendre mes marques. J’ai commencé le mois avec une entorse. Après deux semaines à souffrir sans trop rien dire et un rendez-vous à la clinique de mon quartier sans amélioration, j’ai profité d’un week-end de 4 jours pour rentrer à la maison. Retrouver un climat familier m’a reboosté. Le mois s’est poursuivi, les balades, les projets aussi. Il y avait ma petite balade du dimanche, mon arrêt chez Prêt, ce frappé au chocolat délicieux. Socialement, je commençais à faire mon nid doucement mais sûrement. J’ai un peu de mal à aller vers les autres, je ne suis pas la fille la plus sociable de la terre enfin... Je prends le temps d’observer et après je m’engage. Je côtoyais un climat qui n’était pas le mien, celui cliché du bobo parisien et non, vraiment, j’aime m’amuser mais sortir pour sortir, boire pour boire, fumer pour fumer, pilule pour sortir… Ce n’est vraiment pas moi.

NOVEMBRE
Le mois de Novembre a commencé sur les nerfs, en pleine compétition. Vous vous souvenez, je vous ai déjà parlé de celle de Février qui avait puisé dans mes dernières ressources morales. C’est toujours très intense, c’est travailler avec des gens que vous ne connaissez pas, aux idées différentes. C’est veiller, créer, penser, recommencer. Libération quand ça s’est terminé. Mon amie Claire est venue pour le week-end. Cela faisait vraiment du bien de voir un visage familier, de partager mon environnement avec quelqu’un de « chez moi ». Je pense que ça nous a même un peu rapproché et comme à chaque fois, je ne compte pas le nombre de pas et de kilomètres engloutis. La semaine qui suivi installa un peu plus mes habitudes, mes relations avec les autres. Et puis il y a eu le 13 Novembre. Le week-end fut morose. Il y a eu les pleurs, se retrouver seule et loin des gens qui vous sont proches quand on touche à votre pays. Il y avait mes amis à ce match, à ce concert. C’est un sentiment particulier. Jusqu’à cet Angleterre – France, le moral a eu du mal à remonter et puis il faut rebondir. Il y a eu les plans irréfléchis, les soirées, les restos… et on a repris goût à la vie, à nos habitudes.

DECEMBRE
Le mois de Décembre ou aussi appelé le mois des vacances. Dès le 2 Décembre, j’ai pris le bus pour rentrer une semaine à Paris. J’ai passé plusieurs entretiens de stage, j’ai retrouvé Paris, j’ai vu mes amis, ma grand-mère… Et puis je suis quand même retournée à Londres. Ces vacances m’ont permis de travailler (oui parce que j’avais quand même quelques « essay » à rendre), de faire un tour à Birmingham, de continuer mes balades, d’admirer les décorations de noël, de rencontrer Garance Doré, de sortir avec les filles, de faire mes cadeaux de Noël (enfin quelques-uns). J’avais ma routine, mes spots. Même en vacances, quand vous voyez moins de monde, je n’avais pas l’impression de solitude comme en Septembre. Je n’étais pas complètement chez moi mais je ne sentais plus complètement étrangère. A présent je savais que je pouvais rebondir sur les événements. Mes proches sont venus quelques jours avant Noël, je leur ai montré « mon » Londres, et nous sommes rentrés ensemble pour fêter les fêtes de fin d’année.

JANVIER
Le mois de Janvier ou la presque dernière ligne droite. Peu de cours mais quelques modules interactifs à compléter. Internet qui coupe sans arrêt dans mon appartement et qui m’oblige à sortir encore plus. Une escapade à Brighton. Des sessions vins, chips et youtube à gogo. Un aller-retour à Paris pour fêter l’anniversaire de maman. Des partiels sur lesquels on ne s’épanchera pas et le commencement d’une nouvelle compétition. Le mois est passé vite, le retour commençait à se faire sentir. Finalement Londres était devenu mon terrain de jeu mais je n’avais pas trop de nostalgie en pensant à mon retour. Depuis le début, je savais que ça allait arriver et je voyais cela arriver comme une étape. Je ressentais un peu le besoin de rentrer chez moi, de retrouver mes endroits : ma salle de sport, mon supermarché, la forêt derrière chez moi… C’est bête mais ici, je faisais mes courses au Tesco aussi grand que le casino en bas de chez moi en France alors niveau choix, niveau prix… Cela fait la différence. Et puis quand on sait qu’on rentre, on se dit « ça suffira le temps de quelques mois ». C’est peut-être mon erreur, avoir vécu ce voyage en me disant « le 13 Février c’est fini alors tant pis » et ainsi de ne pas avoir pris assez d’initiatives pour me sentir plus chez moi.

FEVRIER
Et pour finir le mois de Février. Deux semaines très courtes mais très intenses. La compétition. Travailler même le samedi. Un abus immense de Prêt le midi mais ça m’aura valu un café gratuit. Les derniers souvenirs à acheter. Les derniers restaurants. Les valises à faire, à tasser. Jouer à tetris. L’impatience de rentrer, de revoir Maël. Planifier les sorties parisiennes, les verres avec les copines, les goûters chez mamie. Penser à ce que sera notre vie quand on aura retrouvé la Romymobile (et oui c’est un nom propre, ma voiture mérite une majuscule). Avoir des angoisses qui recommencent. Faire le bilan, se demander si on a des regrets. Oui il y en a mais il y a aussi des leçons apprises. J’aurai voulu réussir à m’éloigner un peu de mes proches, à ne pas être dans l’attente d’un message de ma maman ou d’une lettre de ma grand-mère mais j’ai encore trop besoin, à défaut de leur présence physique, d’un contact quotidien. J’aurai voulu me libérer dans ma personnalité, ça commence doucement. J’aurai voulu maigrir mais l’Angleterre, c’est n’importe quoi. J’aurai voulu devenir moi et j’ai encore cette impression d’être quelqu’un d’autre. Alors samedi est arrivé, on a fini les valises, on a passé l’aspirateur, on a fermé la porte, on est monté dans le Uber et on a pris la direction de Saint Pancras. On était un peu chargé, six mois ou presque dans mes deux valises. Et puis après 20 minutes sous le tunnel on était enfin « à la maison ».


Enfin, pour conclure, je me suis dit que j’allais vous confier quelques life hacks si besoin pour votre prochaine fois à Londres.

Si vous cherchez des toilettes, il y a ceux de la National Gallery qui sont gratuits, en bas, juste à côté de la boutique mais vous pouvez aussi en trouver au troisième étage de Kingly Court qui est une galerie intérieure où il y a que des restaurants accessibles depuis Carnaby Street. Enfin, au Waterstone de Piccadilly vous avez des toilettes au premier et second étage au niveau des paliers des escaliers.

En panique car vous avez besoin de charger votre téléphone, sachez que ça ne sert à rien d’aller chez Prêt car il n’ont pratiquement pas de prises. Là encore vous pouvez aller à la National Gallery, à côté du café proche de la boutique il y a un endroit où travailler avec des prises anglaises et des prises USB. Dans le même coin, le Starbucks au 99 St Martin's Lane a pas mal de prises.

Pour votre forfait mobile je vous conseille les yeux fermés de souscrire à GiffGaff. Ce n'est pas cher, complet et il y a des forfaits pour toutes les consommations d'internet. Néanmoins une fois que vous avez épuisé votre forfait, vous ne pouvez pas le recharger avant le moins prochain alors prenez peut-être un peu large. Ce serait dommage de se perdre car vous ne pouvez plus consulter CityMapper.

Si vous passez par Londres assez longtemps pour vous entacher d’une Oyster, n’oubliez pas de l’enregistrer en ligne comme ça si vous la perdez la carte est bloquée et il vous en renvoie une avec votre abonnement d’avant. Aussi si vous pouvez passer une semaine sans prendre le métro, un abonnement bus et tram (mais le tram ne sert à rien) existe.

Quand vous payez par carte, payez toujours en livres ce sera moins cher qu’en euro.

Si vous cherchez un hôtel abordable et près de centre, je vous recommande le Blue Bells Hotel. Près de Notting Hill Gate et de Queensway pour le métro, c'est facile d'accès au centre et le rapport qualité-pris est bon.

Même si c'est très rapide de se rendre à Londres en Eurostar, il se peut que les billets soient excessifs quand on décide de les prendre. (ou alors n'oubliez pas de checker CAPTAIN TRAINL'autre solution cheap c'est le bus. Certes vous mettez 8 heures mais vous aurez votre aller-retour au prix d'un aller en Eurostar. Le voyage de nuit se fait sans soucis. Je vous conseille Oui Bus, je n'ai jamais eu de problème avec eux.


A présent, on peut vraiment dire que le chapitre londonien est terminé. Il fut rempli de joie, d'appréhension, de doute, de tristesse mais au moins il ne fut pas ennuyant. Enfin, avant de conclure définitivement ce chapitre je vous partagerai cet après-midi quelques idées d'endroits où manger - testés et approuvés.

J'espère que vous ne vous êtes pas trop ennuyés à suivre mon séjour, ses balades et ses péripéties.
Si vous avez un jour l'occasion de partir faire vos études à l'étranger, FONCEZ.

Enfin, si je pense à d'autres life hacks londonien je viendrai les ajouter ici alors n'hésitez pas à (re)consulter cet article avant votre prochain séjour à Londres. Et si vous avez des life hacks perso, n'hésitez pas à en faire profiter la merveilleuse communauté du web en commentaires.


No Comments

Enregistrer un commentaire