Editor letter de celle qui pense en anglais

lundi 15 février 2016



Home sweet home comme dirait l’autre. Me voilà rentrée à la maison, rentrée en France. J’ai retrouvé mon lit, mes chaussons, ma voiture. J’ai rangé mes valises, enfin presque. Il faut dire que si mon dimanche m’a bien appris quelque chose c’est que le jour où j’emménagerai dans mon propre chez moi, il y a intérêt d’y avoir de la place pour mes vêtements… Voir une pièce entière si on fait les fous. Et pourtant je n’ai pas fait tant de shopping que ça à Londres. J’ai juste un peu trop de pulls, et une trop petite armoire.

Vous m’excuserez donc mais j’ai zappé le fameux discours de la Saint Valentin. Ce n’est pas que j’aime ou que je n’aime pas, je n’ai juste pas d’avis sur la question. Comme Halloween c’est commercial mais on fête quand même Halloween tous les ans, d’un autre côté il ne suffit pas d’un jour pour gâter l’autre. On aime 365 jours par an, voir 366 cette année.

Je vais être 100% honnête, je ne sais pas encore le rythme que va prendre le blog avec mon retour. Dès aujourd’hui je commence un stage et qui dit stage dit 35 h/semaine. Je vous l’ai dit, je sors un peu de ma zone de confort avec ce stage. Ce n’est pas dans le sport, ni vraiment dans le digital. C’est aussi la première fois que je fais un stage de 6 mois à temps plein et comme je vous l’annonçais il y a quelques semaines, j’ai décidé à l’issue de cette expérience d’arrêter mes études quelques temps. On ne dirait pas mais ça fait beaucoup de points à assimiler dans ma « nouvelle » routine. Cela veut aussi dire que vers la fin de mon stage, je vais commencer à chercher du travail et quand je pense au 12 Août 2016 je me dis que cette date correspond au « premier jour du reste de ma vie ». Il y a aussi mon mémoire, j’ai le thème mais il faut que je peaufine ma problématique avec mon directeur de mémoire. C’est curieux d’ailleurs car l’année dernière je n’étais pas si encadrée pour mon mini-mémoire et cela me fait bizarre que quelqu’un supervise mon travail. J’ai décidé là aussi de ne pas l’axer sur le sport. Avec l’importante année sportive qui se profile, je voulais changer et séparer ma passion de mes études. De plus, il est déjà compliqué d’avoir des interviews à l’habitude alors en 2016, je ne vous raconte pas.

Revenir à Paris, commencer une nouvelle expérience professionnelle c’est aussi excitant qu’angoissant. Et puis il y a ces habitudes anglaises à abandonner. Quand je croise des inconnus dans la rue, j’ai envie de leur parler anglais. Juste avant mon départ, j’ai rencontré cette vieille dame à St Pancras. Elle s’est assise en face de moi au Prêt et elle a commencé à me raconter sa vie, son histoire, son vécu. Sur le coup, j’ai été un peu frustré que ma plus belle rencontre arrive dans mes derniers moments. Cette dame est l’une des premières triplettes d’Angleterre, a été abondamment médiatisé jusqu’à ses 21 ans et avait tant de choses à raconter. Même si je ne comprenais pas tout à ce qu’elle me racontait, je suis si contente qu’elle l’ai fait. C’est ce genre de personnage qui ont vécu de grands moments de l’histoire et de grandes aventures qui éduque notre génération.

C’est drôle mais j’ai aussi un peu de mal à enclancher la machine à penser en français. A Londres, je préparais toutes mes phrases pour être sur de savoir quoi dire, je continue de faire ça ici. Hier soir, on a été au McDo avec Maël et j’étais si prête à leur parler en anglais que quand ils m’ont abordé en français, je ne savais plus quoi dire. C’est étrange. J’avais l’impression d’avoir perdu mes mots. J’ai aussi perdu mes notions de masculin et féminin quand j’ai dit à ma mère « ton fesse » mais cela nous a bien fait rigoler.

Tout cela pour vous dire que vous me connaissez je ne vous abandonne pas, je reprends juste mes marques. Doucement mais sûrement, Romy est toujours là pour vous raconter ses nouvelles péripéties. Et merci pour toutes vos visites, je sais que vous n'aimez pas tous poster des commentaires mais je vous vois, ceux qui viennent régulièrement et cela me fait très plaisir 


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