Editor letter de la nana submergée

mercredi 10 février 2016


Parlons peu, parlons bien. Je suis actuellement au bout du rouleau, au "bdr" comme j'aime bien dire. Je suis mentalement épuisée et je n'avais pas envie de poster autre chose que mes honnêtes pensées.

Je suis actuellement en compétition. Ceux qui ont fait des écoles de communication voient tout à fait de quoi je veux parler, pour les autres je décrirai cela en un mot : enfer. Bien sûr, c'est bientôt fini. Notre demi-finale est demain et même si je crois en ce que nous allons présenter, du moins j'essaye, je ne souhaite pas aller en finale et devoir faire l'aller-retour vendredi à Paris. Cette compétition a puisé dans mes dernières ressources, celles de patience et de tolérance.

Depuis que je vis à Londres, j'ai le sommeil très compliqué. Il y a d'abord le problème de mes terribles colocs qui aiment regarder Star Wars ou bien faire des karaokés jusqu'à point d'heure. Il y a ensuite cet autre coloc qui toutes les nuits va au toilette aux alentours de trois heures du mat et qui a la mauvaise habitude de claquer les portes. A cela, nous pouvons ajouter l'environnement technologique dans lequel je vis et la ligne aérienne qui passe au dessus de ma tête. Je n'ai pas fait une seule nuit sans interruption depuis bien longtemps et mon corps montre ses limites. Je ne mets pas une heure à sortir du lit par flemme mais bien parce que j'ai beaucoup de mal à récupérer.

Alors avec cette compétition, j'ai envie de rendre les armes. Vous savez c'est ce genre de travail de groupe où personne n'est d'accord avec personne, où vous changez votre big idea à 5 jours du rendu, où vous vous retenez d'étrangler quelqu'un. Et puis bien souvent ça fini par hausser le ton et claquer les portes. Au début vous arrondissez les angles, à la fin vous ne faites même plus cet effort.

Je déteste me plaindre. Je déteste dire que je suis fatiguée. Je n'ai que 21 ans et j'ai l'impression de parler comme si j'en avais 85. Ma grand-mère a cette force, ce mental que je n'ai pas, elle rebondit toujours. C'est comme si on avait toujours eu la vie trop facile pour se rendre compte de la vraie valeur de chaque moment. Je suis si épuisée que je n’arrive même plus à contrôler mes crises d’angoisses.

Je ne sais pas vraiment où je voulais en venir avec ces quelques mots. Il n’y a absolument rien de positif dans ce que je vous écris. Je veux seulement parfois dire que je suis comme tout le monde, que j’ai aussi mes doutes. Je veux aussi dire que si parfois vous vous sentez épuisé comme je le suis, vous n’êtes pas seul dans cette situation alors ne vous sentez pas coupable. Je n’ai pas de solution miracle, je ne sais pas comment remonter le moral et booster le mental de quelqu’un, désolée. Je sais seulement que nous sommes humains, que nous avons des émotions, que parfois nous nous sentons dépassés. J’ai l’habitude d’écrire mes posts à l’avance, de faire croire que tout va bien peu importe ce qui se passe dans ma vie personnelle, d’être préparée mais aujourd’hui je ne voulais pas poster comme si de rien était.

Je dois avouer que je remets beaucoup le blog en question, son contenu, son pourquoi. Pourquoi j’écris, pour qui, qu’est ce qui est intéressant, qu’est ce que je peux dire et ne pas dire. J’aimerai parfois que ce blog soit juste le reflet de mes sentiments mais cela n’est pas très vendeur. Qu’est ce que mes humeurs vous apporteraient à côté de ces blogs mode, beauté, cuisine, culture et fitness. Il n’y a rien d’enrichissant, il n’y a rien d’instructif. Oui, je me pose beaucoup de questions. Parfois trop, parfois pas assez sans doute. Plusieurs articles sont prévus pour cette fin de semaine mais je ne sais pas si ils seront publiés, si oui je les retravaillerai. De toute façon, comme toujours, ils seront partagés sur les réseaux.

Il n’y a pas de fin, pas de conclusion. Je me sens parfois submergée, par le travail, les émotions, les relations avec autrui. Je pense que nous connaissons tous ce sentiment et c’est tout ce que je voulais dire. Oh, et courage.


No Comments

Enregistrer un commentaire