La nuit à Londres | London Calling

vendredi 4 décembre 2015



J’adore la nuit à Londres. Ce moment où il fait nuit noire, que les gens sont déjà trop éméchés et qu’à travers la fenêtre du bus vous regardez le monde extérieur. La nuit vous redécouvrez Londres au plaisir de l’éclairage. Certaines rues banales en journée deviennent une attraction et d’autres perdent complètement de leur charme. Les tours de Londres brillent dans la pénombre. Les guirlandes vous guident de pont en pont. Les petits restaurants vous attirent par leur enseigne clignotante. Le street art de Brick Lane s'éteint pour laisser place à la musique. 

Ici, il fait nuit à 16h30 et c’est un peu perturbant au début. Les anglais sortent dîner à 19h et à 22h quand il vient votre tour de sortir ils sont déjà complètement bourrés parce que l’happy hour s’est terminé à 21h. Alors vous les regardez, tenant déjà plus debout. Vous vous demandez comment les filles font pour sortir en bustier et sans veste par 0 degré. Vous rigolez en les voyant tous faire du karaoké dans leur voiture, fenêtres ouvertes pour partager leurs fausses notes. Vous vous dites que ces anglais si discrets dans le métro à l’heure de pointe sont bien plus expressifs avec un coup dans le nez à crier dans la rue. Vous pensez que c’est dingue qu’il y ait autant de trafic à minuit et demi. Vous observez les gens faire 200m de queue pour rentrer dans un bar alors que 500m plus loin il n’y a personne. Vous vous demandez combien certains ont bu de bière. Vous jouez aux devinettes avec vos potes en pariant sur la nationalité de votre voisin.

Ce que j'aime le plus, c'est cette sensation d’être sereine en rentrant à n’importe quelle heure, en jupe ou en jean. Il n’y a pas cette sensation d’appréhension, cette pensée où vous vous dites que le mec bourré de l’arrêt de bus va forcément essayer de vous tenir la jambe. Et ce qui est drôle, c’est que les étrangers adoptent le même comportement comme s’ils étaient dans la crainte qu’on les réprimande à la première attaque. Vous savez qu’une soirée qui a bien commencé finira rarement mal.

Finalement le plus pénible à Londres la nuit c’est d’attendre le bus ou votre uber, dans le froid, avec le vent qui vous décoiffe et qui vous envoie valser tantôt à gauche, tantôt à droite. Le long du chemin, vous luttez contre vos yeux qui se ferment et vous vous dites vivement demain pour découvrir un nouveau Londres, dans la nuit.


Et vous, vous aimez découvrir votre ville la nuit ?


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