Moi, la drogue et les autres

vendredi 23 octobre 2015


Je sais que le titre de cet article est un peu bizarre, vous allez vite comprendre que cet article est un peu étrange lui aussi et que je ne pensais jamais parler de cela ici mais bon... Tout d’abord posons les bases, je n’ai jamais touché à ce qu’on appelle communément de la drogue, de la cocaïne, du shit et ce genre de trucs trop à la mode que beaucoup consomment. C’est un choix de ma part et si d’autres ont besoin de leur dose hebdomadaire c’est aussi leur choix.

Comme je disais, beaucoup consomment ce genre de stupéfiants et ces dernières années alors qu’à chaque fois je déclinais la proposition d’autrui je me suis rendue compte que j’étais un peu l’extraterrestre de la soirée. C’est comme si c’était devenu monnaie courante. J’ai eu ces amis accros au lycée puis ceux qui consomment seulement en soirée, d’autres qui sont dépendant aux drogues dures et ceux qui aiment prendre un joint juste avant de se coucher. Et puis y a moi et peut-être vous. Je n’ai rien contre les gens qui consomment ce genre de choses, après tout chacun fait ce qui veut de sa santé, de son corps et tant qu’il l’assume, qui suis-je pour juger ? C’est d'ailleurs devenu l’un de mes motto ces derniers mois : ne pas juger les gens qui assument leurs actes bons ou mauvais car après tout je suis humaine, je fais aussi des erreurs et je ne suis pas parfaite.

Comme beaucoup, là aussi, j’ai déjà fumé car on a tous un jour utilisé l’excuse de « c’est pour essayer » pour mettre une cigarette à nos lèvres. Certains se tiennent à l’essai, d’autres plongent. C’est le même prétexte qu’on utilise la première fois qu’on veut tirer sur un joint, « essayer ». Je n’ai jamais essayé. La raison ? J’ai trop souvent vu les dégâts que ce genre de substances créent avec le temps, ça ne me donne pas envie. Sur le coup, on se dit toujours que ça ne nous fera rien de tirer une fois, puis deux. Certains aussi m’ont dit qu’il fallait bien mourir de quelque chose. Finalement c’est comme s’il n’y avait plus de bonnes ou de mauvaises raisons de consommer de la drogue, c’est comme si c’était entré dans les « mœurs ».

Du coup je reste quand même une extraterrestre pour beaucoup de gens de ma génération mais j’assume, je veux dire par là que ça ne m’attire pas et je n’ai pas envie d’en consommer pour faire comme tout le monde. Je sais que certains ne résistent pas à la pression du groupe et qu’ils se laissent dicter leurs actes par les autres mais franchement ne faites pas ce que vous ne voulez pas faire. Je n’ai pas envie de vous dire de ne pas consommer de la drogue car je pense que vous êtes assez mâtures pour prendre cette décision par vous même mais ne le faites pas pour prouver quelque chose aux autres car ce n’est pas eux qui assumeront les répercussions que ça aura sur votre corps, votre santé, votre cerveau et croyez-moi ce n’est vraiment pas joyeux. Ce qu’on dit dans les livres ne sont pas que des légendes : la perte de mémoire, la perte de repère, l’attaque de vos organes, la répercussion sur l'organisme de vos enfants plus tard… Alors vous me direz qu’il n’y a pas que ça qui blessent notre corps, il y a aussi l’alcool. Ce n’est pas joli non plus, c’est vrai. Je pense que tout est une question de modération dans la vie. Les excès, la gueule de bois au petit matin, la fin de soirée au dessus de la cuvette… C’est vrai que ça ne vend pas du rêve mais là aussi, si c’est pour impressionner la galerie, ça n’a aucun intérêt car quand vous aurez besoin d’une greffe du foie, vos potes ne seront plus là.


J’ai 20 ans, je sors comme tout jeune de mon âge, je n’ai jamais touché à un joint, un rail ou une pilule et je le vis très bien. Je ne dis pas que je suis un exemple, loin de là, mais au moins je ne fais pas ce que je ne veux pas faire. Je ne suis pas là pour dire ce qui est bien ou ce qui est mal, je veux juste vous dire de ne pas faire les choses pour les autres. Vous ne voulez pas tirer, vous ne voulez pas boire : ne le faites pas. Laissez les autres se rendre malheureux mais pas vous. Ce n’est pas grave de dire non, c’est faire ce qu’on veut et si vos potes n’acceptent pas ça, ce n’est pas des potes. On peut dire ce qu'on veut, je reste convaincue qu'on peut être heureux sans drogue et sans alcool, qu'on peut être heureux avec modération. Faites vos choix en votre âme et conscience, pas à cause de la pression d'autrui.

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