Tu sais que tu es aux #Charrues2015 quand...

mercredi 22 juillet 2015


JE SUIS ENFIN UNE VRAI FESTIVALIERE LES GARS.
Et oui, je peux enfin dire que je sais ce que ça fait d’être dégueulasse pendant 4 jours et de ne vivre que d’alcool et de musique. Vous pensez que ce n’est qu’un cliché ? Je vous assure que non… et je pense que cela est encore plus vrai aux Vieilles Charrues qu’ailleurs. Les bretons, c’est des vrais comme disent les jeunes.

Alors vous raconter en détail mon aventure serait beaucoup trop long surtout qu’on a eu le droit a pas mal de petites péripéties qui créent des anecdotes oui mais qui sur le coup sont assez pénibles quand vous avez froids et qu’il pleut sans cesse.
Je ne sais pas si je referai du camping car c’est très fatiguant et que ça nous a fait louper certains concerts car il faut faire sa vaisselle, car il faut sans cesse faire attention aux changements de météo pour ses affaires, car on vous vole votre sac et tout ce genre de trucs chiants quand vous campez. C’est une expérience intéressante mais avec ma pauvre condition physique, mes allergies et mon asthme, ce n’est pas que des bons souvenirs.


TU SAIS QUE TU ES AUX VIEILLES CHARRUES QUAND…

Pendant 4 jours, tu as plus d’alcool que d’eau dans le sang.
Les gens achètent des ballons à l’hélium « Minion » juste pour se faire couper la ficelle.
Il pleut et que tu as juste ta tente pour t’abriter car il y a juste deux pauvres chapiteaux sur le site.
Tout le monde se balade avec un drapeau breton.
Tu ne peux pas dormir plus de quatre heures au camping (enfin sauf au camping 12).
Tu te fais potes avec un koala et un panda en faisant la queue pour les toilettes sèches du camping 7.
Le nom de tous les stands est « sous titré » en breton.
Tu vois des gens de 7 à 77 ans autant là par tradition que pour Lionel Richie et David Guetta le même soir.
Tu te couches et que tu penses déjà au « petit blanc » frais du matin qui sera distribué sur le camping.
Les bénévoles aux crêpes pourraient être tes grands-parents.
Les artistes font toujours une référence aux clichés sur la Bretagne et les bretons.
Il te faut trois jours pour retenir le nom des scènes (j’en ai retenu 2 sur 5 : Kerouac et Grall).
Tu es content de manger une tartiflette sous la pluie.
Il y a plus de bottes Aigle que de Stan Smith au m2.
Tu vas jouer au stand Pringles tous les matins pour avoir tes chips pour le midi.
Tu as l’impression que tout le monde connaît tout le monde parce que machin vient du même bled et que tout le monde se connaît dans la campagne et que tout le monde était en classe ensemble avant de partir à la FAC dans une « grande ville ».
En pleine nuit, tes voisins de tente décident de lancer un débat pour savoir qui de Guingamp, Brest, Rennes et parfois Vannes a la meilleure équipe de football.
Tout le monde appelle tout le monde « arsouille ».
Après la fermeture du festival, la nuit n’est pas finie et c’est parti pour la tournée du camping (accessoirement il y a 8 campings).
Des gens trop bourrés vident des poubelles sur la tête d’autre, font des batailles de PQ au dessus des tentes, imitent les animaux de la jungle ou sont tous simplement laissés contre les barrières en train de dormir par leurs potes.



A part ça, les Vieilles Charrues c’était génial. 
On a dansé, on a chanté, on a rigolé et on a presque bien mangé. Caravan Palace a encore mis le feu. Madeon est un génie. David Guetta vous emmène à Ibiza. Joey Starr ne fait que se répéter, répéter et répéter en disant qu’il propose une « Bloc Party » et pas un concert comme tout le monde. BigFlo et Oli sont comme vos potes. Lionel Richie vous offre un playback désolant. Muse vous fait vibrer la poitrine. Pierre Lapointe vous parle de sexe de manière si poétique que vous vous dites que c’est trop poétique pour ne pas avoir un sens osé en québécois.
C'est vraiment un festival à la hauteur de sa line up !

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