Portraits musicaux

vendredi 3 juillet 2015





Tout le monde le sait, le festival Solidays est un festival engagé et même si de nombreuses activités culturelles et artistiques sont de plus en plus proposées (et devraient encore se développer dans les éditions à venir), l’attrait majeur reste la line up et les artistes qu’on découvre sur scène.

Pour revenir sur le festival, j’ai décidé de revenir sur les 5 performances qui m’ont le plus plu. Parfois c’est aussi des surprises, des artistes dont le nom de scène ne m’inspirait pas confiance et puis qui se révèlent me faire sauter dans tous les sens.




Ma première surprise fut le groupe « Caravan Palace ». Pour être très honnête je ne connaissais pas et leur nom de scène me laissait imaginer quelque chose de jazz avec un mélange de guitare acoustique. WRONG, comme disent les anglais. Caravan Palace c’est une énergie folle, un dôme complètement rempli et un son éléctro-rétro-groove. Personnellement ça m’a donné envie de sauter, de bouger. Leur communication avec le public est très bonne et très facilement vous vous laissez prendre par l’ambiance.






Ensuite il y a eu le groupe que j’attendais beaucoup beaucoup, dont je vous ai déjà parlé et pour lequel j’avais beaucoup d’attente : Kid Wise. En effet, j’adore leur album, ses sonorités et je voulais vraiment voir quelle valeur ajoutée ils proposaient. Point numéro 1, je les ai croisé en backstage et ils sont super détentes, à la cool comme on dit. Sur scène, ils font durer le plaisir, ils font durer l’excitation et ton envie de sauter partout. Ils ont un show lumière qui accompagne très bien l’ambiance de leurs chansons. Ils communiquent, ils engagent leur public. Leur pop progressive vous emmène petit à petit dans l’univers et ne vous donne envie que d’une chose, qu’il y ait une fois suivante.



Toujours vendredi, on a eu la chance de pouvoir admirer Asaf Avidan sur la grande scène de Paris et laissez moi avouer qu’excepté sa voix d’ange, ce mec a quand même un degré de charisme fou. Il a un charme à vous en évanouir, il est très généreux sur scène et c’est un plaisir de le retrouver en live. Bien sur je connaissais déjà ses chansons mais en live, on entend un peu plus les choeurs, il se laisse des libertés et vous n’avez pas envie que ça se termine. Il vous emmène dans son monde et vous vous retrouvez déconnecté de la réalité. C’est comme un voyage, un vrai.



On passe à dimanche avec ma surprise du week-end : Fakear. J’ai d’abord apprécié sa personne en conférence de presse avant de découvrir sa musique dans là aussi un Dôme plein à craquer, qu’on en est resté dehors pour pouvoir bouger à notre guise. Premièrement tu sens que c’est un mec simple, qu’il veut juste prendre du plaisir à faire de la musique, qu’il essaie d’évoluer, qu’il tente les choses comme avec ses musiciens. Son succès est grandissant et l’avait un peu chamboulé mais maintenant qu’il a retrouvé le droit chemin, il se concentre sur l’Olympia afin d’en faire un show unique. Il a tapé dans l’oeil de beaucoup et même si il est très occupé et a peu le temps de produire pour autrui, il nous a confié avoir été approché pour des films mais c’est « top secret » comme il a dit. La musique dans son style, très électro, c’est ce que j’écoute pour m’imaginer des scènes, pour accompagner un voyage mais ce n’est pas naturellement ce que j’écoute en live puis finalement… Toutes ses chansons sont une invitation au voyage puisque toutes ses chansons ont des inspirations japonaises, maintenant jazz. Il est assez perfectionniste et même si on sent toujours un rapprochement dans des musiques d’autres artistes à l’image de Flume, il a sa patte et vous fait danser. C’est comme si vous étiez au milieu d’une fosse de 10 000 personnes mais tout seul car dans votre bulle et c’est assez agréable.



Pour finir et peut-être mon préféré car ça faisait longtemps que je me disais que ce serait cool de les voir en live : Lilly Wood and The Prick. Ils sont juste extras. Déjà de base, j’apprécie leur musique car elle met facilement de bonne humeur mais en live, pris pas la guitare qui résonne dans les enceintes, par la joie de Nili qui ne cesse de gratifier le public : ce n’est que du bonheur. On sent qu’ils ont envie de faire plaisir et je trouve que le public leur rend bien. Ils s’inspirent un peu de toutes les tendances qu’on aime pour être sur que même si vous n’aimez pas l’air du couplet, vous aimez l’air du refrain. Ils sont assez humains, très communicatifs. Ils aiment ce qu’ils font et ça se voit. Là aussi, vous resterez bien jusqu’au bout de la nuit.


Même si j’avais quelques attentes musicales, je voulais avant tout qu’on me surprenne. Bien sur ces cinq lives ne sont qu’une liste exhaustive car The Avener était génial ou encore Hyphen Hyphen qui m’ont surpris par leur jeune âge et leur maîtrise parfaite de la scène. Il n’y a que pour le final où j’ai regretté le manque d’interaction artiste - public mais c’était tout de même merveilleux.
Au Solidays on sait que les artistes font un effort en venant et qu’on ne verra jamais Muse sur l’affiche mais ce n’est pas si dommage car chaque artiste que j’ai vu au Solidays a envie d’être là, est généreux et donne beaucoup au public. Luc Baruet, le directeur de Solidays, insistait là-dessus en précisant que si Solidays pouvait se renouveler chaque année c’est parce que les objectifs financiers étaient atteints alors que petit à petit, beaucoup de festivals s’écroulent en France car ils souhaitent assurer la programmation musicale avec le coût d’artistes qu’ils ne peuvent pas compenser et que cette course à la meilleure programmation devient dangereuse.


Les Solidays, c’est terminé pour cette année mais qu’est ce que c’était génial.

Rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle édition, pour encore plus de plaisir et en attendant soyez solidaires les uns les autres et protégez vous comme dirait l’autre.

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