Facebook en 2011

jeudi 30 juillet 2015



Avant de lire ce qui va suivre, faites moi plaisir et ouvrez votre Facebook. Allez sur votre profil et descendez tout en bas jusqu’à votre naissance. Les mots qui vont suivre auront plus de sens en étant illustrés.

Il y a quelques soirées de cela, une amie nous a fait remarqué qu’elle avait contrôlé les paramètres de confidentialité de son Facebook afin de vérifier ce qu’un potentiel futur employeur voyait de son profil sans être ami avec elle. Grosse surprise pour elle, des publications datant de la seconde notamment étaient visibles pas tous, amis ou non. Premier réflexe : tout masquer. Deuxième réflexe : tout supprimer. 

On masque parce qu’on se rend compte qu’on ne veut pas du tout que tout le monde sache tout de notre vie d’il y a 6 ans et puis on supprime parce qu’on se rend compte que ce qu’on raconte, c’est vraiment trop la honte.

L’autre soir, j’ai fait de même. Je suis remontée jusqu’à la naissance de mon profil et quelle ne fut pas ma déception de moi même en voyant toutes les conneries que j’ai pu poster. Il y a même des choses que je ne comprends pas alors que c’est/c’était ma vie.

Remontons alors à 2008 où j’ai crée un mon compte Facebook en cachette. QUOI ? COMME SI VOS PARENTS SAVAIENT QUE VOUS ETIEZ SUR HABBO VOUS. Pour ma gouverne j’étais en troisième et n’ai pas du tout crée mon compte en CE1 comme tous les enfants d’aujourd’hui addict à leur tablette à 7 ans.
Remonter aussi loin dans le temps m’a remémoré des bons souvenirs comme des mauvais et m’a appris pas mal de choses sur qui j’étais et sur les leçons que j’aurai dû retirer à une époque. J’ai aussi pu me souvenir du culot qu’avait eu cette fille qui m’a volé mon téléphone de commenter mon statut « portable volé » en disant qu’elle espérait que mes parents ne m’aient pas trop engueulé. Quelle c*****, non mais voyons elle ne manque pas de culot celle là !

En se fiant à mon Facebook on peut donc dire que…
  • - J’avais l’habitude de poster des citations en tant que statut comme si j’avais vécu les pires peines de coeur à 17 ans.
  • - Je suivais les tendances des applications « Photo of the day » et « Paf le Chien ». D’ailleurs entre nous, j’ai toujours pas compris comme on jouait à Paf le Chien !
  • - Mes amis d’hier ne sont plus du tout mes amis d’aujourd’hui et que j’ai bien trop souvent mentionné des gens qui ne font plus partis de ma vie.
  • - J’avais la force, l’abnégation et le courage de faire des conversations par commentaires dépassant les 40 commentaires / soirée.
  • - J’avais été assez stupide pour participer à ce « jeu » où il fallait écrire la couleur de votre sous vêtement en statut et je crois que j’avais écrit n’importe quelle couleur d’ailleurs.
  • - Un statut sur deux parle de football, sans rire.
  • - J’ai cru que c’était cool de parler de soi dans ses statuts à la troisième personne du singulier puisque j’ai fait ça pendant quelques mois.
  • - Je donnais des surnoms ayant aucun sens à mes potes.
  • - J’avais bien trop souvent comme habitude le lundi de faire un commentaire sur mon week-end « super génial » ou « tout gris ».
  • - J’avais vraiment rien à faire de ma vie pour poster des statuts où je changeais tous les « a » par des « ɑ » comme si les gens qui lisaient mes statuts en avaient quelque chose à faire de la typographie utilisée.
  • - J’avais vraiment rien à faire de ma vie bis pour citer les explications de texte de ma prof de français en réponse aux messages qu’on inscrivait sur mon mur.
  • - Si j’avais fait moins de pendue en cours de SVT en première, j’aurai peut-être eu plus que la moyenne au BAC.
  • - J’appelais trop de monde « chou ».
  • - J’utilisais le terme « Martin Mystère » pour parler de gens sans utiliser leur prénom. D’où ça vient ça Martin Mystère Romy voyons… Tu n’as jamais regardé ce dessin animé en plus.
  • - J’avais la mauvaise habitude de mettre des coeurs partout, pour un oui ou pour un non.
  • - J’ai su écrire en mode kikolol a une époque et j’ai aussi su ne pas parler anglais.


Facebook en aura beaucoup vu passer durant mes années lycées et pas que des choses intelligentes. J'en aurais dit et fait des bêtises dis donc !
Je crois que ça faisait parti de l’époque et que c’était cool d’avoir plein d’histoire écrit par autrui sur son mur et que toi aussi il fallait que tu en racontes plein. Ce n’était pas si intéressant mais tout le monde le faisait et tout le monde se laissait à être un petit philosophe ou à montrer qu’il était cool avec plein d’amis grâce à des statuts de surnoms à rallonges. En tout cas moi c’est comme ça que je le vois, une période où il fallait être cool sur Facebook sans pour autant être personnel mais il fallait voir votre nom dans le fil d’actualité comme on voit les stars en une de Public.
Aujourd’hui mon Facebook me sert pour les groupes de travail, les conversations groupées entre potes et pour suivre rapidement les directions que chacun prend. Ce que je poste sur Facebook se compte à présent sur les doigts d’une main par an et j’aurai bien mis quelques baffes à l’adolescente que j’étais à 16 ans pour la sortir de sa rêverie.


Et vous, quelle bonne et mauvaise surprises avez vous trouvé en remontant l’historique de votre profil ? ;)

1 commentaire:

  1. chacun ses souvenirs ,mais les tiens sont similaires à notre historique facebook haha :) ton article nous a bien fait rire !

    Anthony & Noémie, blogueurs amoureux et facétieux sur www.notrecarnetdaventures.com

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