Courir moi? Jamais de la vie !

lundi 6 juillet 2015


Bon il faut que je vous raconte quelque chose.

Pendant bien longtemps, courir fut l’une des choses que je détestais le plus au monde. J’avais l’impression de courir comme un boeuf, je ressemblais à une tomate après 200m et ma respiration... Comment vous dire qu’il est fort possible que les manchots en Antarctique m’entendaient essayer de survivre en respirant le plus fort possible sur le piste d’athlétisme. Moi et la course, une mauvaise histoire.

Comme vous le savez, j’ai effectué cette année un stage dans une agence « sport - santé », oui souvenez-vous je vous ai déjà parlé de l’histoire des 10 000 pas. Dans mon agence, les gens adoraient courir. Ils prenaient deux heures au déjeuner pour courir. Il y avait même des tapis de course dans notre salle « cuisine - espace de mise en sac - salle d’attente ». Ils se motivaient entre eux pour s’entraîner pour telle ou telle course où ils étaient inscrits. Une vraie passion.

Au fur et à mesure, j’en suis venue à me demander si j’étais pas une alien qui faisait de moi l’une des seules personnes dans mon entourage qui n’aime pas courir, qui trouve ça nul et barbant. Puis je me suis aussi dit qu’après tout ça faisait trois ans que j’avais pas couru, oui oui depuis le BAC en effet, et que j’en gardais peut-être en tête un mauvais souvenir.

Verdict : mon souvenir n’était pas si éloignée de la réalité mais ça va, comme on dit « y a pire ».

Déjà j’ai vite compris que si je voulais courir plus de deux kilomètres, il fallait que je prenne mon médicament contre l’asthme sinon retour à la case départ et même si j’en suis un peu frustrée, je suis toujours impressionnée par les capacités respiratoires que ça me donne.

Je n’irai pas encore faire 10km parce que :
            1 - Ce n’est pas mon objectif
            2 - Doucement mais sûrement
… mais mes 4/5 kms par-ci par-là sont déjà une grande victoire.

Bien sur, il arrive souvent le matin que je me dise que ce serait bien d’aller courir et les heures passent et je ne suis toujours pas en tenue.
A 18h, j’enfile mon legging et puis je me dis que ce serait vraiment dommage d’avoir investi dans des baskets à 90 euros pour les regarder.
Je pars courir.
Je me demande d’où m’est venue cette idée stupide.
Je me dis que je tiendrai jamais.
Je me dis que si je reviens après 2 minutes Maël va se moquer de moi.
Mon appli me dit que j’ai couru 1km.
Je me dis c’est bien continue.
Je continue et j’ai un peu mal au mollet.
Je continue et j’ai un point de côté.
Je continue et je me dis que ça y est, au vu des regards d’autrui, je suis rouge comme une tomate.
Je me dis « vas y Romy, tu t’en fous tu peux le faire ».
Mon appli me dit que j’ai couru 2km.
Je me dis top, va encore plus loin pour faire plus de kilomètres.
Je me dis va pas trop loin on sait jamais que tu ai besoin de revenir en urgence aux toilettes.
Je me dis tant pis, fait le tour du pâté de maison.
J’ai l’impression d’avoir du mal à respirer.
J’expire et j’inspire comme à la relaxation, je gonfle mon ventre telle une femme enceinte.
Je vais mieux, je continue.
Mon appli me dit que j’ai couru 3km.
Je me dis allez Romy, l’objectif c’est minimum 4.
Je me dis que j’y suis presque.
Je me dis qu’il faut éliminer le Snickers glacé du déjeuner.
Je me dis qu’il faut se battre dans la vie.
Je me dis que si ça fait un peu mal c’est que ça travaille.
Mon appli me dit que j’ai couru 4km.
Je me dis chouette je suis à mon objectif.
Je me dis extra chouette, je vais dépasser un peu car je ne suis pas encore à la maison.
J’arrive à la maison.
Je suis essoufflée.
Je marche.
Je me dis pas mal.
Je me dis que j’aurai pu courir plus.
Je me dis que la course c’est une histoire d’endurance.
Je me dis que pour être endurant faut être régulier.
Je me dis qu’il faut être régulier mais qu’on va faire une petite pause demain.

Alors il est vrai que pour certains cette idée de se fixer un objectif d’au moins 4km est ridicule mais comme dirait l’autre « pour moi c’est beaucoup ». Faire 4km aujourd’hui c’est déjà me dépasser.
L’idée pour moi n’est pas de devenir une runneuse mais de me fixer un objectif et de l’atteindre. Je préfère aussi être régulière dans mon activité que de courir tous les 36 du mois. J’essaye de me discipliner, de faire de cette activité une habitude même si la chaleur me contraint à me restreindre. La chaleur c’est comme la course, ça handicape votre respiration alors il faut s’y habituer progressivement.

Qu’on soit d’accord, je ne suis pas une habituée d’une footing et je souhaite que ça reste un plaisir mais j’ai trouvé dans la course un moyen de me lancer un nouveau challenge, un moyen de revenir sur mes vilaines pensées qui pensaient que je serai une incapable. Et toc le 3x100m du bac !

Et vous, que faites-vous pour vous challenger au quotidien ?

3 commentaires:

  1. Courage, ne lache rien :). Le tout est de commencer.
    Je suis aussi passée par la, et maintenant, je ne me voit plus ne plus courir.

    Bon courage :) et bon Run!

    Morgane, doubleplume.wordpress.com

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  2. Moi c'est les résaux sociaux: j'ai l-impression que TOUT le monde se met au spirt et se dépasse (toi y compris) du coup je me sens con toute seule dans mon coin à pas faire de spirt. Pour finir j'ai décidé d'aller à la salle de sport le sour pendant toute l-année prochaine... pour me préparer à mon 3x500m.

    Mauntenant je me dis qu'à chaqye fois que je serais plus motivée je lurais ton article,
    Merci Romy et bon courage de ton coté x

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  3. Enchaînant tendinite et mal de dos, j'ai arrêté le sport mi-collège, me contentant des pauvres heures d'EPS pour m'entretenir. Autant dire que le 3x100m du bac je l'ai senti passer... Je n'ai rien fait pour me remuer les fesses en licence non plus, ma coloc me tirait presque quand je me motivais à faire un peu de sport, et j'au dû aussi me faire trainer à quelques cours de zumba...
    Cette année je me suis inscrite dans une salle de sport avec ma soeur. C'est finalement le fait de vouloir rembourser l'investissement (abonnement, tenue, chaussures toutes neuves) et ma sister ultra motivée et habituée qui m'ont décidée. J'ai fini par y aller plus qu'elle. J'apprécie d'y aller à pied quand je veux, ma musique dans les oreilles, me sentir bien après, sentir toute cette masse travailler. Etant en stage à l'étranger, je me suis même étonnée à aller faire un footing d'une heure, de mon plein gré, à plusieurs reprises. Aujourd'hui, je n'ai qu'une hâte : rentrer chez moi après avoir bien profité des vacances pour m'y remettre !

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