Insta-Roland

dimanche 7 juin 2015


Roland Garros, l’endroit où se succède les people après le Festival de Cannes, le moment de l’année qui lance notre été, le partenaire échec de vos examens et surtout l’endroit où toust le monde achète son panama 95 euros (oui je précise parce qu’apparemment quand on regarde Roland à la télévision, on pense que Roland offre les panamas en paille d’Equateur alors si l’année prochaine ou dans deux ans vous comptez venir, ne soyez pas surpris du prix) (et ça rime d’ailleurs).

Comme l’an passé, pour moi, Roland a rimé avec boutique des Mousquetaires mais grâce à We Are Tennis, j’ai aussi pu apprécier le rôle de cliente en me rendant sur le Suzanne Lenglen le premier dimanche du tournoi. C’était ainsi la première fois que j’assistais à un « vrai » match de tennis et je dois dire que les exclamations des arbitres sont bien plus perturbantes en vraies qu’à la télévision.



Le tennis, c’est une ambiance un peu spéciale. A mi-chemin entre la classe moyenne et la classe élevée, plus les jours passent et plus les attentes mais aussi les comportements sont différents. L’ambiance des premiers jours sur le court se perd et à l’image de la demi-finale entre Tsonga et Wawrinka, les sièges sont souvent vides, l’ambiance souvent plate. Peu d’effusion de joie, un silence toujours très important et des allers et venues très contrôlés pour ne pas perturber le jeu : cela illustre finalement un sport plus technique et stratégique qu’on ne le pense. Après tout, on vous dira que c’est comme le football, tout le monde sait tirer et relancer une balle mais quand je vois leur service à 200 km/h, je me dis que jamais je n’en serai capable. Le mental aussi est très important pour savoir si on préfère épuiser ses forces dans un set ou le perdre quand on sait que c’est pratiquement joué. C’est ce que Ivanovic a fait lors de son premier match et ça a payé. Ivanovic ou une joueuse que j’apprécie, dont j’apprécie l’élégance et le dynamisme sur le court bien que ça n’aura pas suffit.


Et puis il y a Djoko. Quand on dépasse le stade des Français, de Tsonga, Monfils et compagnie, je vote Djoko. Peut-être est-ce dû à un excellent agent et une bonne communication mais je trouve ce mec humain, chaleureux et avec une vraie envie de partager, respectueux aussi et sachant reconnaître la supériorité. Deux ans que je travaille à Roland et deux ans que Djoko a toujours une attention particulière pour les ramsseurs de balle. Il a aussi toujours ce pouce levé pour dire chapeau à son adversaire et son jeu, que dire du plaisir qu’on a à le regarder. Un jeu splendide et surtout un caractère sympathique. Vous l’aurez sûrement déjà remarqué mais si un sportif est humainement detestable, peu importe son talent, il n’aura jamais de valeur à mes yeux. Etre sportif ne donne pas tous les droits et c’est pour cette raison que leur personnalité compte beaucoup à mes yeux. Vous me direz, et Federer? Oui mais non, je sais pas Djoko doit être plus souriant !

Alors après une Serena Williams, presque sans surprise malgré la fièvre, Djoko ou Wawrinka?


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