Portraits solidaires

mardi 30 juin 2015



Ces derniers jours, les nouvelles dans le monde n’ont pas été des plus joyeuses. Ce n’est pas ces nouvelles qui nous font sourire ou rire, qui nous annoncent un été fun et joyeux. Avec les trois attentats survenus vendredi, on peut remercier les Etats-Unis de nous avoir redonner du baume au coeur en adoptant la légalisation du mariage homosexuel dans tous les états, et ça à la veille des défilés des « Pride Day » dans de nombreuses villes.

Alors pendant que certains tentaient malheureusement de retrouver leurs esprits, d’autres ce sont retrouver pour fêter la solidarité à l’hippodrome de Longchamp comme le veut cette tradition du dernier week-end de Juin synonyme de Solidays.

Bien sur vous me direz que parmi tous ces festivaliers, plus de 180 000 au rendez-vous cette année, tout le monde ne se sent pas concerné, tout le monde n’est pas solidaire. Il y a ces jeunes fêtant la fin de leur brevet ou de leur bac présents pour s’amuser, pour entamer leur été de la meilleure des manières avec de la bonne musique, des potes et une bière bien fraîche. Il y en a d’autres, d’autres très concernés.


Il y a ce groupe de potes qui viennent au Solidays depuis 10 ans, qui en 10 ans ont malheureusement perdu un des leurs atteint du SIDA et qui pour se retrouver, pour lui rendre hommage se rejoignent tous les ans, comme si c’était un pèlerinage, peu importe le nombre de kilomètres qu’ils doivent faire pour se réunir.
Il y a cette mère et sa fille qui sont fidèles au rendez-vous depuis 3 ans. La première fois c’était un samedi, la mère ne sachant pas comment répondre aux questions de sa fille sur la sexualité a décidé de l’emmener au festival pour la sensibiliser, pour lui expliquer de manière ludique ce discours qu’on les parents une fois la puberté passée. Depuis, c’est leur week-end mère et fille.
Il y a ces jeunes venus pour fêter le BAC mais qui se sont laissés la liberté de partager, d’apprendre et de découvrir lors de ce week-end en allant aux expositions, au village des associations pour en savoir plus, pour comprendre.
Il y a ces parents qui emmènent leurs enfants pas plus âgés que 10 ans pour les sensibiliser à l’ouverture d’esprit, pour pas que la télévision crée leur opinion.
Il y a ce couple lesbien qui n’a pas honte, qui s’aime, qui se prend la main, qui se câline sans qu’on les dévisage du regard comme dans les rues de la capitale. Il y a ce couple lesbien qui dit « trouver sa place ».


Les Solidays sont une initiative de « Solidarité SIDA » mais au delà du SIDA, j’ai envie de retenir le mot « Solidarité ». Bien sur, l’idée est de faire de la prévention, de récolter des fonds pour aider les pays du Sud avec des infrastructures et des médicaments mais avant de pouvoir aider pour une cause, il faut accepter l’idée d’aider. Il faut accepter d’être SOLIDAIRE et de s’aider les uns les autres. Dans ce sens, Yann Arthus Bertrand a confié lors de sa conférence un point de vu intéressant. Il indiquait que la prochaine révolution à venir ne serait pas une révolution économique, politique ou religieuse mais une révolution spirituelle engageant l’éthique et la morale de chacun en se posant la question de « Qu’est ce que moi je veux faire ? ». En effet, on ne peut pas demander aux autres de faire ce que nous ne sommes pas prêts à faire, il y a cette idée de montrer l’exemple, d’ouvrir la voie. Et Reza, le photographe, a bien complété cette idée en ajoutant que c’était la révolution des jeunes. En effet, lui qui voyage partout dans le monde a dit qu’il y avait chez les jeunes cette « énergie incroyable » et qu’il était très optimiste face au pouvoir de ces jeunes qui prennent de plus en plus conscience des choses, des besoins qu’il faut combler et des moyens qu’ils ont à leur disposition.


Jeunes ou moins jeunes qui lisez ce post, n’ayez pas peur de qui vous êtes, n’ayez pas peur de vous affirmer, de prendre des décisions et si ça ne paye pas aujourd’hui, ça payera demain.
Nous, vous, ils ont un grand pouvoir parce que nous, vous, ils peuvent s’exprimer, peuvent être libres de leurs choix. Nous, vous, ils peuvent être qui ils souhaitent être sans avoir peur. 
On a la chance dans notre pays de ne pas trop prendre de risques dans nos vies, de pouvoir nous exprimer librement alors qu’en Afrique, dans des pays comme au Congo, c’est tous les jours qu’ils prennent des risques pour leur vie. On doit leur montrer le chemin, on doit leur venir en aide, on ne doit pas les oublier et c’est pour cette raison qu’on doit croire en nos valeurs, croire au changement, croire en l’innovation et dans nos idées. On doit croire en nous et surtout croire en les autres car c’est ça la solidarité, quelqu’un qui a une idée, qui croit en lui et qui attire plein de personnes autour de lui qui croient aussi en son projet. A plusieurs, les idées prennent formes, les chantiers commencent et le changement s’opère.
N’ayez pas peur de vous exprimer, de partager vos idées car il y a quelqu’un, un jour, qui vous dira que c’est une bonne idée. Etre solidaire, c’est aussi écouter les autres et il n’y a rien de plus simple que d’écouter quelqu’un parler.

Je crois au changement, je crois au fait que les jeunes ont un rôle décisif à jouer dans le monde de demain et qu’ils doivent prendre leurs indépendances, qu’ils doivent proposer leurs idées, qu’ils doivent s’aider. Dans des périodes de tensions dans le monde d’aujourd’hui, s’entraider, créer, se projeter c’est des moments de paix et de bonheur qui suscitent l’espoir.


Je crois en la solidarité. 
Je crois en toi. 
Je crois en vous. 
J’essaye de croire en moi. 
Je crois au changement et aux bonnes idées.
J'espère un monde meilleur.


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