Réflexions sur la perfection

mardi 24 mars 2015


Je ne suis pas parfaite, personne ne l’est.
La plupart du temps, les gens montrent la meilleure image d’eux même. Ils racontent toutes les choses extraordinaires qu’ils ont fait, ils parlent de leur voyage, de leur mode de vie. En général, nous parlons tous de choses heureuses, de nos forces et de ce qu’on a réussi. On ne parle pas de nos faiblesses, on ne parle pas de nos échecs alors qu’on devrait les percevoir comme une leçon. Oui, on passe beaucoup de temps à idéaliser sa vie auprès des autres alors qu’on est tous parfois perdu, parfois triste, parfois malveillant.

Quand je lis des blogs ou quand je regarde des vidéos sur youtube, je me dis parfois que ces gens n’ont pas de problèmes, que leur vie a l’air complètement parfaite et que je les envie. Grosse erreur. Peut être qu’elle est plus facile sur certains points mais au final on a tous nos merdes et on fait tous de la merde.


Je passe le plus clair de mon temps à me détester. Me détester pour ce que je fais, pour comment je le fais ou tout simplement pour ce que je n’ai pas fait et que j’aurai dû faire. Je passe mon temps à regretter ma façon d’être ou de ne pas être. Un peu comme tout le monde, je veux montrer le meilleur de moi même alors que demandez à ma mère, je suis loin d’être la personne que j’aimerai être et que de temps en temps les gens pensent que je suis. Je suis une calamité qui a constamment besoin d’être rassurée, qui a peur de l’oubli, de l’abandon et de la mort. Oui, ma grosse phobie est la mort. Je ne saurai trop comment vous l’expliquer ou le définir mais voilà.

Ma phobie me complique la vie, me fait me poser beaucoup de questions, me déprime... Elle me fait avancer et reculer dans ma vie. Elle m’handicape. Elle me fait me méfier de tout le monde. Elle me créer des crises de panique, des migraines affectives. Chaque matin je me dis qu’il faut que je combatte cette phobie, certaines fois ça marche et d’autres non. Parfois je vis sans peur et le lendemain je suis une personne terrorisé, méfiante, perdue. Le savez-vous? Non. On ne sait pas vraiment qui sont les gens derrières leurs écrans. On en a une image par ce qu’on laisse percevoir de nous mais on ne se connaît pas vraiment.

Autour de moi, peu de gens ont connaissance de ma phobie car finalement je sais très bien faire illusion. J’ai appris à vivre avec et mes crises de panique surviennent quand je suis seule, la nuit et que c’est exactement le pire moment pour se ressasser ses souvenirs et se poser mille et une questions qui n’ont pas de réponses. C’est une phobie qui m’handicape moi mais pas qui je suis pour les autres, sauf pour mes proches proches style ma mère ou mon frère qui la côtoie au quotidien. C’est une phobie tellement personnelle que finalement ce n’est pas quelque chose que vous livrez facilement à quelqu’un comme votre phobie des araignées et c’est pour ça que le dire sur internet ne me fait pas peur parce qu’elle ne vous touche pas et ne vous touchera jamais. Cette phobie a le pouvoir de me rendre super forte pour ne pas avoir de regret, elle a le pouvoir de m’aider à me dépasser. Elle est très négative pour moi personnellement mais pour les autres, elle peut avoir des avantages. 

Nos plus proches amis et notre famille sont ceux qui connaissent nos points faibles et c’est d’ailleurs à eux qu’on fait le plus de mal. C’est les premières victimes de notre imperfection, celle qui parfois ne touche pas ou qui parfois peut faire mal.

On n’est pas parfait mais chaque jour on doit tirer une leçon d’hier pour améliorer son quotidien, sa façon d’être, son avenir. Vous savez que si vous idolâtrez Kendall Jenner ou Emma Watson, aucune des deux n’est parfaites. Elles montrent la meilleure facette d’elle même, elles donnent un exemple alors qu’elles même s’inspirent des autres et c’est normal. Les autres nous poussent à être meilleur mais il ne faut pas les jalouser. Il faut essayer de tirer la meilleure partie d’autrui pour avancer mais il ne faut pas les envier car cela ne vous rendra que malheureux. 


On existe par soi et pour soi. Ne pensez jamais que vous existez pour les autres, que vous devez faire en sorte d’être comme on aimerait que vous soyez. Vous êtes vous, fort, grand, petit, souriant, parfois chiant. Vous devez vous améliorer chaque jour pour vous et si vous ne le voulez pas alors ne le faites pas. C’est un choix qui ne concerne que vous et on ne peut pas forcer les gens à faire ce qu’ils ne veulent pas. Si on a bien un droit c’est de donner le sens qu’on souhaite à notre existence et c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles ce blog existe. J’ai peur de l’oubli et mon blog est comme une manière de laisser ma trace même si dans 100 ans internet sera obsolète. Ce n’est pas une thérapie car je n’ai pas crée ce blog pour cette raison mais mes réflexions m’ont fait penser que, inconsciemment, peut être cela était lié.

Bref, je ne sais pas trop où je voulais en venir exactement alors….

Personne n’est parfait.
Jalouse autrui ne vous rendra que malheureux.
Transformez vos erreurs en leçon.
Inspirez vous des autres et d’hier pour rendre aujourd’hui meilleur.
Si vous voulez changer, vous seul en avez le pouvoir.

Et bien sur, ça va de soit que si je me permets de vous dire ça il faut aussi que j’arrive à l’appliquer moi-même ce qui entre nous n’est pas la chose la plus simple au monde. Oui très souvent on donne des conseils aux autres que nous n’appliquons pas mais j’essaye, je tiens un journal et puis je tiens quelques jours et il suffit d’un événement triste, d’un décès ou autre pour que mon moral chute. En fait on est tous pareil, on a tous nos faiblesses voyez vous et donc aujourd’hui je voulais juste vous dire que c’était normal et que ce n’est pas grave tant qu’on en est conscient. C’est ça la vie, parfois on gagne et parfois on apprend mais s’il vous plaît, faites en sorte d’avoir le minimum de regrets. Vous avez le pouvoir de faire plein de choses alors ne perdez pas votre temps.

Et si vous lisez The Ginger Temper et que je ne vous déprime pas trop alors merci, merci d’avoir lu jusque là. Il ne faut jamais dire jamais mais aujourd’hui j’ai pas envie de faire un blog mode où je vous poste des outfits qui seraient surement pas originaux car je m’habille comme je m'habille. Aujourd’hui j’ai 20 ans et j’essaye de comprendre comment agir dans le monde des adultes alors je me pose beaucoup de questions, alors je vous en parle de temps en temps et je ne saurai trop définir ce blog qui est principalement quelque chose qui m’accompagne dans mon quotidien. Ce n’est sûrement pas fun pour vous, je sais pas, et je sais que si je voulais exploser les compteurs de visites ou de commentaires je ferai un blog comme tout le monde avec des photos sur des draps blancs mais ce n’est pas moi, ce n’est pas moi aujourd’hui et finalement si il n’y a que ce genre de superficialité qui intéresse autrui alors tant pis. Je n’ai pas toujours fait ce que je voulais dans la vie mais avec The Ginger Temper oui et j’ai pas envie de gâcher ça. 

Et encore une fois, merci.

3 commentaires:

  1. C'est très beau ce que tu as écrit. J'ai aussi beaucoup de mal à ne pas me détester, moi ou ce je dis/faits. Et aussi bizarre que cela puisse paraitre... je tiens à te remercier pour ton article, pour nous partager ce que tu ressens. Et pour ton blog aussi. C'est toujours un plaisir de te lire.

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  2. Romane... nous sommes des inconnues l'une pour l'autre et pourtant j'ai envie de te faire un câlin. Tu es une battante, malgré ce que cette petite voie dans ta tête te laisse penser. Et ton blog a du succès au contraire ; personnellement ce sont des blogs et articles comme celui-ci qui m'intéressent. Un blog vrai, sincère, diversifié, naturel, riche. Tu as effectivement l'air de réussir ta jeunesse pleinement avec une bonne entente familiale, une meilleure amie, tes études, tout ce qui tu vis grâce à ton blog, interviews, concerts, invitations soirées, fashion week, ton départ à Londres... etc, alors même si je me rendais déjà compte que tu étais une personne sensible et anxieuse, je n'imaginais pas à ce point là. Prends soin de toi surtout. Et merci à toi pour partager et écrire autant, car chaque article est un régale à lire.

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  3. Exprimer ses peurs, ses craintes et ses doutes, que ce soit par écrit ou verbalement est un moyen de les combattre et de les exorciser.
    Ce que tu fais est très bien.
    Nombre d'entre nous, ados, adultes, avons en permanence des doutes, des angoisses voire des phobies particulièrement handicapantes. Angoisses, névroses et j'en passe font de la France le pays d'Europe où l'on consomme le plus de psychotropes.
    Bien sûr, te dire ça ne changera rien à tes soucis.
    Malgré tout, tu te bats chaque jour contre ça et tu avances brillamment dans tes études.
    Tu es une belle personne Romane, n'oublie jamais ça.
    Et continue d'écrire et de t'exprimer dans TGT.
    Il est fort à parier que ton lectorat se retrouve aisément dans tes écrits et tu fais certainement du bien à beaucoup de monde.

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