Conversation avec mon thérapeute

jeudi 19 février 2015


Dans la vie, il y a plein de sujets très personnels.
Souvent je me dis qu’il serait bien de parler de ça ou de ci car finalement c’est des situations de société que tout le monde vit et puis je me dis, okay mais comment on en parle, comment on écrit dessus. Ce n’est pas toujours facile. On pourrait parler du divorce, de la mort, de l’humiliation, du rejet, de la rupture, de tout plein de choses sérieuses mais sensibles et ma manière de m’exprimer pourrait vous mettre en désaccord avec ce que je pense. Peut-être que cela arrivera un jour mais je crois qu’il faudrait que je murisse ces articles pendant un petit moment.

Du coup aujourd’hui j’ai quand même décidé de vous parler de moi, de ma vie, de la personne réelle que je suis derrière internet.

Depuis le collège, je crois, je consulte des psychologues ou thérapeutes, peu importe le nom que vous leur donnez, de manières plutôt irrégulières. La difficulté avec ces personnes c’est de trouver la bonne, de trouver la personne qui arrivera vraiment à vous aider et à vous comprendre. Il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide, d’aller voir ces personnes car c’est reconnaître qu’on ne va pas bien ce qui est énorme et de ce fait, tout cela n'est qu'un pas pour aller mieux.

En ce moment je vois un thérapeute génial. C’est le premier avec lequel je me sens vraiment en confiance, avec lequel je trouve des réponses claires et qui ne m’apporte pas seulement des pistes de réflexions mais qui m’apporte des références médicales ou encore philosophiques pour vraiment avancer.
A la base, j’ai été le voir pour régler mes problèmes d’anxiété et de crises de panique. Il m’a proposé deux solutions : celle des médicaments ou celle plus thérapeutique baser sur une approche psychologique. Vu l’état de mes crises de panique, j’ai choisi la première option. Elles devenaient trop récurrentes et m’affaiblissaient beaucoup tout autant moralement que physiquement. Aujourd’hui je peux constater un vrai changement physique. On ne « guérit » pas (c’est pas une maladie bien sur, c’est plus une réaction physique) de crise de panique et d’anxiété si on n’élimine pas la peur. Ma peur est toujours présente mais je peux en parler plus facilement sans trembler, avoir du mal à respirer, le cœur qui se compresse ou perdre mes repères. C’était donc ma première victoire à laquelle je croyais sans plus y croire il y a un an en allant le voir pour la première fois.

Après un an de suivi et de traitement, je vais donc beaucoup mieux sur cet aspect là. Tout n’est pas terminé, j’ai encore beaucoup de choses sur lesquels je dois progresser pour moi, sur moi, sur ma personnalité, sur ma relation aux autres. Vous savez quand vous vivez dans la peur de tout et dans le négatif, la vie est assez fatigante. C’est un peu comment je vis aujourd’hui, toujours en alerte. Mes peurs sont soient motivantes ou démotivantes. Parfois elles me poussent à me dépasser pour être meilleure et d’autres fois elles me submergent et comme on dit « I’m a mess ». La vie n’est déjà pas très facile mais quand vous passez votre temps à la compliquer c’est encore pire. Mon thérapeute m’a donc dit de prendre du recul sur les diverses situations que je vis, d’arrêter de dégainer tout de suite et d’analyser la situation. C’est comme si vous vivez toujours avec le pistolet à la main, jamais rangé, apeuré par ce qui pourrait vous arriver.

Si je me suis dit que je devais écrire tout cela c’est pour vous dire que c’est normal parfois de ne pas aller bien, c’est normal d’avoir un passé qui nous touche, qui nous travaille, qui nous blesse et qui nous amène à avoir besoin d’aide. Attention, il ne faut pas non plus dramatiser toutes les situations qu’on vit. Il ne faut pas penser qu’on est en dépression dès qu’on ne se sent pas joyeux. En allant voir un thérapeute, il faut se dire aussi qu’on est prêt à changer et à avancer. Il faut accepter d’avoir tort. Il faut aussi pouvoir se recentrer sur soi. Il faut faire ce qu’on aime. Il faut faire du tri dans sa vie. Souvent on est malheureux parce que des gens autour de nous nous ont fait du mal, dites leur au revoir. Avancez pour vous, la vie est courte.

Vous savez, il y aura toujours quelqu'un qui a une vie pire que la votre. Il faut essayer de trouver des ondes de positivité dans les moments sombres, relativiser les épreuves qui nous arrivent pour en sortir plus fort et identifier comment nos faiblesses deviendront nos forces. Il y a toujours moyen de se relever et d'avancer, faut juste le vouloir et trouver la force.




Et puis j'avais envie de finir sur cette nouvelle vidéo de JacksGap. Ces deux frères sont très talentueux, ils produisent toujours de belles vidéos qui savent vous toucher, vous faire réfléchir. La dernière en date est une collaboration avec vous tous et chacun y exprime ses peurs. Cette vidéo vous fait sentir un peu moins seul. Vous pouvez avoir peur de tout, ce n'est pas stupide et surtout, tout le monde a peur. Moi j'ai peur de la mort et même si j'essaye de me battre contre, je ne suis pas encore totalement prête à en parler.

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