24h basque

lundi 24 juillet 2017

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Tour de France, le festival de Cannes en juillet

lundi 17 juillet 2017


L’occasion était belle et cela aurait été dommage de la rater en ce second jour de repos du Tour de France. Et oui, il faut bien que je vous parle de l’envers du décor de cet événement mythique qui ressemble à tous les gros événements.

Il y a quelque chose d’excitant quand on parle du Tour de France. On sait que pendant 3 semaines, 200 mecs vont suer à gravir les plus hauts cols de France pour l’ultime plaisir de déambuler et prendre un bain de foule sur les Champs-Elysées. Mais surtout, on sait que le Tour de France, c’est un peu glamour. C’est le strass et paillettes du mois de juillet. Les tenues ne sont pas de Dior et le champagne pas de Moët mais le Tour de France, c’est the place to be du mois de juillet.

Il faut pouvoir t’être fait inviter par un des partenaires de l’événement ou de la caravane parce que comme pour Cannes, tu ne peux pas dire que tu n’es pas assez important et que tu n’y seras pas. Le top du top reste encore l’invitation par une des équipes et ainsi pouvoir faire la course dans la voiture d’un des directeurs sportifs. Oui le Tour de France il faut y aller pour le cocktail ASO, pour dire « j’ai vu Virenque », parce que même si c’est l’événement le plus franchouillard de l’année c’est le premier événement sportif de la planète. Sans parler d’euros ni de diffusions et pourtant… Tout le monde y est, tu dois y être.Sauf que comme tous ces événements « the place to be », il faut y être et pourtant ce n’est pas l’événement de l’année. Tu ne pèses pas dans le game si tu n’y es pas mais tu ne rates rien pour autant. Explications.

Tout le monde y fait des tonnes. Et oui parce que c’est « the place to be », il faut se faire remarquer. Il faut parler plus fort. Il faut crier plus fort. Il faut briller davantage. Tout le monde veut avoir la caméra tournée vers soi et est donc prêt à tout pour ce que ça arrive. C’est un concentré d’égos qui cherchent leur minute de gloire, qui en font plus que sur toutes les autres courses réunies.

C’est méga fatiguant et quand tu rentres, tu dis à tout le monde que t’es fatiguée à la place de dire que c’était génial. Une journée sur le Tour ça commence à 6h et ça finit à 23h. Il y a ceux qui arrivent la veille de l’étape ou ceux qui arrivent le matin même, bref dans les deux cas rejoindre les villages départs c’est toujours la mission car loin de tout (surtout de l’hôtel que tu auras réussi à avoir qui n’était pas déjà booké par l'organisateur ou autre) au fin fond de la France. Sans parler du retour où bien sur tu seras sur une étape de montagne et t’auras raté la descente ce qui fait que tu devras passer derrière la caravane qui n’avance pas et que pour avoir ton train retour, ce sera mission fast and furious.

Tu es à deux doigts de mourir dans un accident de voiture. N’importe qui ne conduit pas sur les routes du Tour. Que tu sois devant, dans le peloton ou derrière, tu risques toujours l’accident et les voitures qui se frôlent. Il faut faire attention à tout, surtout aux piétons sur les bords des routes. Tu subis les accélérations et les coups de freins des voitures qui t’entourent. Pourvu que tu sois en voiture DS et là, au gré des actions, tu joues le ravitailleur en conduisant sans les mains. Bref, la conduite sur le Tour c’est un gag mais c’est surtout pas très rassurant.

Tout le monde en veut toujours plus. Entre ceux qui ont qu’un accès village mais qui veulent faire la course et ceux qui ont l’accès caravane mais qui veulent aussi faire la course. Ceux qu’on a directement envoyé au village arrivée parce qu’on savait qu’ils voudraient aussi faire la course. Bref, tout le monde veut faire la course et tout le monde négocie plus que ce qu’il a. Faut dire qu’on n’a pas 36 000 voitures et que même si on les avait ce ne serait pas très écolo. Au Tour, en plus d’en faire des tonnes, les gens ne sont jamais contents.

C’est un peu le bal des hypocrites. Comme tous les grands événements, il y a des historiques entre tout le monde. Les untels qui ne doivent surtout pas croiser les autres, ceux qui se lancent des regards noirs à travers la foule. Tout le monde est copain, tout le monde fait semblant. C’est aussi le moment du mercato du cyclisme. Tous les deals pour la prochaine saison sont pré-signés mais tout le monde fait comme si il ne se passait rien. Parce que oui au delà d’une simple course par étape, c’est surtout pour le business que les gens viennent et le but de ta journée n’est pas d’avoir croisé Froome mais bien de t’être assuré un bon partenariat. ça valait le coût de râler !

Et surtout, on ne refuse pas une invitation sur le Tour de France. C’est moins glamour que Magnum et L’Oreal à Cannes, la plage du Martinez est loin des vaches dans la montagne mais tu te sens tellement comme une VIP avec ton accréditation autour du cou et ta place en voiture où il manque juste le salut façon reine d’Angleterre que ce serait inconcevable de dire que d’habitude t’es plus habitué aux diamants et brushing.

Oh oui, le Tour de France c’est beau, c’est sport, c’est excitant mais comme tous les événements sportifs, c’est très politique, très m’as-tu vu, très je suis plus important que mon voisin. Alors si vous avez un jour la chance d’être invité sur le Tour, prenez ça au second degré, soyez curieux et marrez-vous. C’est une incroyable expérience d’en découvrir les coulisses si seulement on ne prétend pas constamment être quelqu’un qu’on n’est pas.

Bonne semaine et prenez soin de vous 

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40 ans de mariage

dimanche 16 juillet 2017


40 ans de mariage. Mon oncle et ma tante fêtent leurs 40 ans de mariage ce qui signifie qu’il y a exactement 40 ans, à mon âge, ma tante se mariait à mon oncle a tout juste 22 ans.

J’ai 22 ans et je suis à des années lumières de me marier et de fêter un jour mes 40 ans de mariage. Loin de moi l’idée que je n’en rêverais pas mais à notre époque, cela à l’air assez fou de s’imaginer lier à une personne pendant 40 ans. Et puis ma grand-mère m’a dit qu’il fallait que je me dépêche si je voulais que ça arrive un jour… Ma grand-mère, première fan de ma vie amoureuse comme vous le constaterez !

Aujourd’hui, quand je sors, je rencontre des gens de 28 ans déjà divorcés après un mariage express de 6 mois. Il y en a même qui ont déjà un enfant et qui ne sont plus avec leur compagnon ou leur compagne. Aujourd’hui, c’est pas comme avant. Ce n’est plus mal vu de se dire qu’on s’est trompé ou qu’on ne s’aime plus. C’est presque trop simple. On se bat moins, on capitule et en 6 mois, on est divorcé. Ce n’est pas tout à fait ce dont je rêve et ce que signifie le mariage et donc un engagement à mes yeux mais je ne sais pas de quoi demain sera fait alors ne faisons pas de plans sur la comète.

Il y a cinq ans, je sortais du lycée et je me disais qu’à 30 ans, j’aurai déjà un enfant et je serai complètement épanouie dans ma vie. Aujourd’hui je me dis que la société, les rencontres et les mecs, c’est pas comme dans les films. Jusque là, t’as connu que les amourettes de lycée. Les petites embrouilles sans conséquences. Chez papa et maman, ce n’est pas encore la vraie vie. Là tu t’engueules avec ton mec parce qu’il a un repas de famille qui l’empêche de te voir le dimanche, demain tu t’engueules avec ton mec parce qu’il faut payer les factures, faire le ménage et bientôt s’organiser pour la garde des enfants. Je sais, je vulgarise encore les choses mais vous voyez où je veux en venir.

A 18 ans, tu penses que l’amour c’est simple. Pendant tes 3 ans de lycée tu t’es cru dans Gossip Girl et t’en as fait des tonnes puis surprise, t’aurais préféré rester dans Gossip Girl. Parce que ce n’est pas une surprise, les mecs (comme les nanas), ce n’est pas simple. Les relations, c’est compliqué. Le premier ne sera pas le bon. Tu ne te marieras pas à 27 ans et t’auras pas ton premier enfant à 29. Avant de penser à trouver un mec, il faudra trouver un job et avant de penser à se marier, il faudra rembourser le prêt des études. Oui je sais, c’était plus sympa quand on croyait qu’être adulte c’était avoir la belle vie et être free.


En même temps, je vous dis ça mais j’étais le week-end dernier dans le Beaujolais pour le mariage de ma copine Amandine et cela prouve tout le contraire. Trouver le bon. Avoir un boulot. S’installer ensemble. Voyager. Etre heureux. Se dire oui. Parce que oui, à 23 ans, notre génération se marie aussi. D’ailleurs Amandine, si tu passes par là, je te souhaite encore tout plein de bonheur  

Alors j’ai réfléchi et j’ai pensé que peut-être il faudrait quitter Paris pour trouver un mec et se dire que c’est le bon. J’en parlais avec un un ami l’autre fois et à Paris, jusqu’à 30 ans, tu vis un peu comme un étudiant précaire. Il faut se donner les moyens pour fonder quelque chose car le coût de la vie est élevé. De fait, personne ne cherche vraiment à se poser et tu rencontres tellement de monde que tu ne penses pas vraiment à te poser. Tu veux ta liberté, tu ne veux pas te dire qu’il faut rentrer avant le dernier métro, tu veux profiter de ce pourquoi tu as fait des prêts, des sacrifices. La théorie de mon ami était d’ailleurs de dire que si demain, tu déménages à la campagne ou en province, en 2 mois tu es en couple. Tu rencontres moins de monde, il y a moins de loisirs et les choses se font plus naturellement. Bref d’après lui si tu veux te maquer, il faut déménager.

Ma théorie à moi c’est que rencontrer quelqu’un ce n’est pas si simple. Après les études, tu passes 5 jours sur 7, entre 7 et 8 heures par jour au travail. Le lieu de travail est donc idéal pour rencontrer une personne mais si les deux ont prévu de rester dans la même boîte, ça peut aussi créer des histoires. Le boulot : mauvais plan. Il reste donc les soirées au bar mais aujourd’hui les mecs matchent sur Tinder plutôt que de t’accoster au comptoir. Ne parlons pas des mecs qui sifflent dans la rue. Il reste donc les copains de tes amis et à tes amis de te faire rencontrer leurs copains (spécial dédicace à mes amis). Oui parce que non, si on peut éviter les plans Tinder ou Meetic ou 3 personnes sur 4 ne recherchent qu’une nuit… Encore une fois, ça reste que mon avis et même si je ne demande pas le prince charmant, un minimum de manières est appréciable.


Alors pendant que certains fêtent leurs anniversaires de mariage d'autres s'épanouissent dans leur vie de célibataires, d'autres encore cherchent le grand amour, d'autres renoncent... Personne a dit que l'amour c'était simple ou que ça ne durait que 3 ans. Personne a la même manière d'aimer et c'est ce qui fait qu'autant de gens s'aiment  

PS : si vous ne l'avez pas compris et que vous pensez que monter dans la capitale c'est trouver chaussures à votre pied je vous arrête, trouver un mec à Paris c'est comme trouver l'appartement de vos rêves : mission impossible.




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